L’avant-centre de la JSEB, Kheiredine Merzougui, parle dans cet entretien de la préparation, et des matchs amicaux qu’ils n’arrivent encore à gagner. L’ex-joueur du MCA et du CRB estime qu’il ne faut pas s’alarmer, estimant que les choses prendront encore un peu de temps, puisque le club a effectué un renouvellement quasi complet de son effectif.
Entretien réalisé par Nadir Sayah
D’abord, comment jugez-vous la préparation estivale ?
Nous avons très bien travaillé durant la préparation d’intersaison, avec à la clé un stage très bénéfique pour nous tous, ce n’était pas du tout évident car il a fait très chaud. Nous avons suivi le programme à la lettre, il y a eu un microcycle durant le stage de Mandela, où nous avons beaucoup insisté sur le volet physique, avec des séances très poussées, ensuite nous avons entamé la seconde partie d’un autre microcycle, ou les séances étaient plus légères dans la matinée et durant l’après- midi, nous avons travaillé sur le terrain avec ballon, sans oublier les séances de musculations et de récupération. Et depuis quelques temps, nous jouons des matchs amicaux, histoire de voir où nous en sommes avec la cohésion et la manière de travailler de l’entraineur durant les matchs.
Justement, vous avez joué six matchs amicaux sans enregistrer aucune victoire, c’est inquiétant, non ?
Inquiétant ? Non pas à ce point, ce ne sont que des rencontres amicales, celles-ci ont permis au staff technique de se situer et voir ce qui nous manque avant le début du championnat. Certes, nous n’avons gagné aucun match, et cela a des explications, il ne faut pas en faire une histoire pour autant.
Quelles sont vos explications ?
Ecoutez, les dirigeants ont renouvelé leur effectif en recrutant plusieurs joueurs après l’ouverture du marché des transferts, donc rien que pour cela il faut un peu de temps pour bien huiler la machine comme on dit, la cohésion ne vient pas du jour au lendemain, il faut de l’exercices et des matchs à répétition pour que les joueurs se connaissent mieux sur le terrain. Il y a des joueurs d’expérience qui aident les jeunes talents à s’améliorer, et il y a aussi les entraineurs qui parlent beaucoup aux joueurs qui paraissent un peu timides pour qu’ils se sentent bien dans leur peau, en tout cas toute la composante est concernée, et surtout concentrée sur ce qui doit se faire pour améliorer les choses, et être prêt pour la compétition officielle.
Mais le match de championnat face à Akbou arrive à grand pas…
Oui, nous sommes conscients que nous n’avons pas beaucoup de temps, il nous reste une dizaine de jours pour travailler encore, en tout cas entre nous les joueurs, on se parle beaucoup et on essaie de dégager le stress. Les séances vidéo sont très bénéfiques, cela nous permet de corriger nos manques, mais sachez aussi qu’il reste toujours du travail à faire, que ce soit pour nous ou pour les autres équipes, je peux ajouter autre chose ?
Oui bien sûr, allez-y…
Je peux vous avancer, et je défie tout le monde, aucune équipe de football ne sera prête à 100% au début du championnat, il y a toujours des imperfections à corriger, il faudra attendre, à mon avis, trois ou quatre matchs de championnat pour pouvoir atteindre le rythme recherché.
N. S.
