24 août 2026
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Poyet, sélectionneur « low-cost »

Ses agents ont fait le forcing pour trouver un canal de communication direct vers Walid Sadi, président de la Fédération algérienne de football (FAF) et ministre des Sports. Gustavo Poyet est très emballé par l’idée de coacher l’Algérie. D’ailleurs, ses exigences financières personnelles peuvent bien chauffer sa piste car la FAF ne compte pas mettre le paquet sur un entraîneur pour un contrat de deux années renouvelables. Surtout qu’il n’y a pas de Coupe du monde qui se profile dans l’immédiat.

Par Mohamed Touileb

Poyet est, comme nous l’avons indiqué, demandeur du poste. Dès lors, la FAF peut avoir, d’une certaine façon, la main dans ce dossier. Sachant que Vladimir Petkovic émargeait à 180 000 euros/mois en vertu de son nouveau bail après avoir touché 130 000 lors de sa première signature, l’instance fédérale avait dépensé énormément pour un intervalle qui comptait, il faut le souligner, un Mondial au bout. C’était donc normal que la FAF fasse un effort financier pour signer un coach de « premier plan ».

Ok pour un salaire personnel de 75 000 euros/mois

D’autant plus que Djamel Belmadi, prédécesseur de Petkovic, émargeait à 220 000 euros. Le repère était donc assez élevé. Même pour les représentants des entraîneurs que la FAF contactait. Il est logique que les agents ou les intermédiaires veulent tirer un maximum des négociations. Toutefois, pour Poyet, il s’avère que l’Uruguayen a pour objectif de revenir vraiment au premier plan. Et il voit en «El-Khadra» l’étape indiquée pour donner un coup de peps à sa carrière d’entraîneur. C’est pourquoi il a décidé de ne pas trop considérer le volet gains en formulant des exigences personnelles qui sont dans les cordes de la FAF.

En effet, on apprend que l’ancien entraîneur d’Al Khaleej FC (Arabie saoudite), qui était aussi pressenti pour coacher la sélection de la Cordée du Sud, se contentera d’un salaire de 75 000 euros/mois hors ce que devrait toucher ses adjoints. C’est plus de 50 % en moins que ce que percevait Petkovic avant lui. Là déjà, la structure fédérale peut faire une bonne affaire. Quant au budget mensuel global quand on y ajoute ses assistants (préparateur physique et analyste vidéo), il tournerait autour de 100 000 euros.

Sportivement, il y a des réticences

Sur le plan économique, la collaboration reste intéressante. Après, il n’est pas sûr que l’idée d’enrôler Poyet plaira aux Algériens car sa courbe de technicien est descendante depuis qu’il a quitté la Premier League anglaise en 2015. En 11 ans, il aura connu 8 expériences différentes. En termes de constance et de stabilité, ce n’est pas trop ça.

A cela, s’ajoute le fait qu’il soit plus un coach de clubs. Sa seule expérience en tant que sélectionneur était avec la Grèce entre 2022 et 2024 pour un bilan négatif de 12 victoires, 2 nuls et 8 revers. Sportivement parlant, la piste est peu emballante mais elle reste active malgré les réserves.

M.T.

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