Les joueurs de la JSK ont repris le chemin des entraînements dans des conditions particulièrement difficiles, marquées par la terrible tragédie survenue avant-hier à l’entrée de Tizi Ouzou. Le club a été durement touché par la disparition tragique d’un jeune joueur, Bidjad Ahmed Ayoub, âgé de 20 ans et issu de la catégorie U20. Une nouvelle qui a profondément bouleversé l’ensemble de la famille de la JSK. La reprise n’avait donc pas le goût habituel. Dans les rangs des joueurs, le silence et la tristesse étaient perceptibles, chacun ayant encore du mal à accepter la disparition brutale de leur jeune camarade. Au-delà du football et des échéances du championnat, c’est toute une famille sportive qui a été frappée par ce drame. Les joueurs, le staff technique et les différents membres du club ont tenu à partager cette douleur et à rendre hommage à la mémoire du jeune Ahmed Ayoub.
Une séance particulièrement difficile
C’est dans cette atmosphère pesante que les camarades du défunt ont retrouvé le terrain pour reprendre le travail. Une séance forcément particulière pour le groupe, appelé à se concentrer sur les exercices alors que les pensées étaient encore tournées vers cette tragédie. Difficile, dans de telles circonstances, de retrouver immédiatement la concentration et l’énergie nécessaires à une séance d’entraînement ordinaire. Conscient de l’état psychologique de ses joueurs, l’entraîneur Karim Belhoucine a tenté de les accompagner au mieux durant cette reprise. Le technicien a multiplié les échanges avec son groupe afin de leur permettre de surmonter progressivement cette épreuve et de retrouver un minimum de sérénité. Malgré la douleur et l’émotion, le travail devait néanmoins reprendre. La JSK prépare déjà sa prochaine sortie en championnat et le staff technique ne veut surtout pas perdre le rythme après le succès décroché lors de la première journée. Le programme prévu a ainsi été maintenu et appliqué à la lettre par les joueurs, avec le sérieux nécessaire malgré les circonstances.
Le groupe veut rester uni
Cette reprise aura surtout permis au groupe de rester soudé dans un moment particulièrement pénible. Les joueurs ont tenté de mettre de côté, durant quelques instants, leur immense tristesse pour se concentrer sur le travail, tout en gardant une pensée permanente pour leur jeune camarade disparu. Le football reprend parfois ses droits alors que la vie impose des moments beaucoup plus douloureux. C’est précisément ce que vit aujourd’hui la JSK. Après avoir débuté la saison par une victoire, le groupe doit désormais préparer son prochain déplacement avec un moral forcément affecté par cette disparition. Ahmed Ayoub restera certainement dans les pensées de ses camarades durant les prochaines semaines. Sur le terrain comme en dehors, cette disparition a laissé un grand vide au sein de la famille de la JSK. Et c’est avec cette douleur que les joueurs poursuivront leur préparation, avec l’espoir de pouvoir offrir prochainement une nouvelle victoire à leur club et, d’une certaine manière, rendre hommage à la mémoire de leur jeune camarade.
S. D.
