Le nouveau sélectionneur de l’Algérie, Brahim Hemdani, ne débarque pas dans le même contexte que Vladimir Petkovic qui reprenait une équipe nationale qui restait sur deux éliminations dès le premier tour à la CAN (2021 et 2023). En effet, l’ancien sociétaire de l’Olympique de Marseille récupère des Verts qui sortent d’une participation moyenne mais pas catastrophique de la Coupe du Monde 2026. Néanmoins, Hemdani a fait 12 changements, dont deux forcés, dans la liste pour la date FIFA à venir. La transition doit être opérée avec délicatesse.
Dans sa première liste, il y a des absents, des écartés et des retours mais aucune véritable nouveauté. Parmi les Mondialistes, il y a Ramiz Zerrouki et Houssem Aouar qui ont sauté par choix alors qu’Aïssa Mandi et Riyad Mahrez ne sont plus là car ils ont décidé de prendre leur retraite internationale dans la foulée du Mondial.
« Le comportement sera important »
Sans les habituels cadres, Hemdani devra établir une nouvelle hiérarchie. A commencer par la désignation d’un nouveau capitaine principal puisque les deux habituels premiers capitaines, à savoir Mahrez et Mandi, laissent le brassard. « J’ai une idée pour le brassard. Je vais voir les joueurs qui sont capables d’encadrer les jeunes et on verra », assure le premier responsable de la barre technique algérienne en constatant que « depuis la Coupe du monde beaucoup de choses ont eu lieu, des joueurs ont pris leur retraite. Ça ouvre une opportunité à la jeunesse pour prendre le pouvoir », prévient le coach. Pour ce qui est du capitanat, on peut penser que Ramy Bensebaïni, qui était deuxième vice-capitaine par le passé, l’aura alors que Nabil Bentaleb le secondera dans ce domaine. Par ailleurs, concernant l’ère Hemdani, on peut penser que des éléments comme Ibrahim Maza gagneront des galons et se verront attribuer le flambeau pour ce nouveau cycle. Et ceux qui ne sont pas présents pour ce premier regroupement auront peut-être du mal à revenir.
On pense à Zerrouki et Aouar. Même si le driver d’El-Khadra assure, et c’est un classique, que « la porte est ouverte à tout le monde. La sélection est faite en fonction des matchs que j’ai supervisés. À l’avenir, les performances et un bon comportement seront essentiels pour les joueurs convoqués. Ils ont tous leurs chances. » Comprenez que l’attitude reste importante au sein du groupe.
Conscient que Mahrez est difficilement remplaçable
Hemdani ne veut pas de vedettariat dans son équipe. Chacun devra faire ses preuves par la performance et la conduite exemplaire. A présent, Mahrez, considéré comme un « top player » n’est plus là. Son expérience et son talent manqueront forcément. Ceci dit, Hemdani a bon foi pour lui trouver un successeur et estime avoir « du choix au poste de Mahrez, c’est un certain luxe. Il y en a qui jouent la Coupe d’Europe » non sans préciser que « Maintenant, c’est difficile : être remplaçant de Mahrez et être numéro 1, c’est différent. »
Hemdani semble savoir dans quoi il s’est embarqué. Dans cette aventure, Anthar Yahia va l’épauler. A ce propos et concernant les tâches qui leurs incombent, celui qui prend le relais de Petkovic assure être « l’entraîneur principal, Anthar sera mon adjoint notamment pour faire la liste. Il n’y a pas d’ambiguïté sur nos rôles. » La précision est importante car c’est Yahia qui était initialement pressenti pour le poste.
M.T.
