Le NA Hussein-Dey a laissé des plumes lors de son déplacement sur la pelouse du stade Benslimane de Mostaganem, s’inclinant face à l’ES Mostaganem au terme d’une confrontation âprement disputée.
Par Omar Yahiaoui
Ce premier revers de la saison a un goût particulièrement amer pour une formation hussein-déenne qui nourrit de légitimes ambitions de jouer les premiers rôles et de retrouver les sommets de la hiérarchie. Au-delà du simple résultat comptable, cet échec consommé loin de ses bases met en lumière la nécessité absolue de poursuivre le travail de fond au sein d’un groupe en pleine construction, surtout que l’effectif a connu un renouvellement quasi total lors du dernier marché des transferts estival.
L’intégration d’un grand nombre de nouveaux éléments demande inévitablement du temps, de la patience et un travail tactique minutieux de la part du staff technique. La transition sur le terrain ne s’opère pas en un claquement de doigts, et les lacunes observées par moments traduisent ce déficit de repères collectifs. Pour espérer rivaliser durablement avec les cadors de la division et assumer son statut de favori, le Nasria doit impérativement accélérer l’alchimie dans le groupe. La cohésion du groupe et l’osmose dans le jeu restent les clés indispensables pour transformer les intentions de jeu en régularité de performance.
Une grosse amertume et des griefs contre l’arbitrage
Dans le camp nahdiste, la déception le dispute à la frustration, notamment en raison des faits de jeu qui ont jalonné la partie. Les Hussein-déens, tout en reconnaissant les imperfections de leur prestation, ont vertement pointé du doigt la prestation de l’arbitrage qu’ils jugent partial. L’un des tournants du match réside incontestablement dans cette action litigieuse de la seconde période où l’arbitre a hermétiquement fermé les yeux sur un penalty archi-valable en faveur du NAHD. Une décision contestée qui aurait pu complètement relancer les visiteurs dans le match et changer le cours de la partie, laissant les joueurs et les dirigeants amers face à ce qu’ils considèrent comme une injustice préjudiciable.
Il n’y a toutefois plus de temps à perdre pour ruminer ces déceptions, car le calendrier offre immédiatement un test de caractère grandeur nature. Les coéquipiers devront se remobiliser sans délai pour préparer le grand derby de la capitale face au voisin du RC Kouba, programmé le week-end prochain au stade Omar-Benrabah de Dar El Beïda. Dans cette enceinte qui s’annonce pleine à craquer, la victoire sera tout simplement impérative. Le club d’Hussein Dey ne peut en aucun cas se permettre un autre faux pas, sous peine de voir ses ambitions s’éloigner prématurément et de s’installer dans une spirale délicate qui compliquerait la suite de son parcours.
O. Y.
