Alors que des anciens joueurs du club à l’instar de Benchikh et Bachta étaient montés au créneau pour critiquer certains choix de la nouvelle direction et notamment les nominations d’Ameur Mansoul au poste de directeur sportif, et Fayçal Badji, Omar Betrouni prendra lui la parole pour défendre les options prônées par Mohamed Arabi Yacoubi. Pour l’ancienne gloire du club, il faudrait donner du temps à Mansoul et Badji avant d’émettre le moindre jugement ou la moindre critique. «Il faut éviter de critiquer pour critiquer seulement. Il y a une politique que la nouvelle direction doit mettre en place. Les désignations d’Ameur Mansoul et Fayçal Badji s’inscrivent dans une politique de renouveau. Il faudrait donc laisser du temps aux deux hommes afin qu’ils puissent travailler et mettre leur stratégie en place avant d’émettre la moindre critique ou de juger l’un ou l’autre. Ce sont deux hommes qui ont un vécu et il faut leur laisser du temps. Et puis dans le sport de haut niveau, tout est lié aux résultats», a martelé celui qui a été le grand héros de la finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions en 1976.
« Le Mouloudia ne peut se permettre de mettre 60 milliards dans un joueur »
Questionné sur le mercato estival qui est loin de répondre aux attentes ce qui a d’ailleurs coûté la place à Hakim Hadj Redjem, Betrouni défend à nouveau la position de l’ancienne administration qui refusait de mettre des prix colossaux sur des joueurs qui n’en valaient pas la peine. «Ecoutez, le club recrute selon les besoins. On n’achète pas des joueurs pour acheter seulement surtout qu’il y a une politique à suivre. Et puis, le club ne peut se permettre de recruter un joueur moyennant 60 milliards de centimes. Il faut rester raisonnable», dira Betrouni faisant ainsi allusion à d’autres écuries qui mettent des sommes faramineuses sur des joueurs qui n’ont pas fait leurs preuves à l’étranger.
Propos recueillis par R.R.
