La défaite concédée avant-hier par le NA Hussein Dey face au voisin et grand rival, le RC Kouba, sur la pelouse du stade de Dar El Beida, est de celles qui laissent des traces durables. Ce revers dans le derby algérois a été particulièrement difficile à avaler pour l’ensemble de la grande famille husseindéenne. Au-delà de la déception inhérente à tout match perdu face au rival historique, ce résultat vient prolonger une série noire : le Nasria n’arrive plus à battre le RCK, qui s’affirme de plus en plus comme sa véritable bête noire, échouant à s’imposer face aux Koubéens pour la cinquième saison consécutive.
Par Omar Yahiaoui
Affichant ouvertement ses ambitions et se positionnant comme un candidat en force pour l’accession en Ligue 1 Mobilis, le RC Kouba a su aborder ce rendez-vous avec beaucoup de maturité. Les visiteurs ont parfaitement fait parler leur métier et leur expérience des grands rendez-vous pour gérer les temps forts et les temps faibles de la rencontre.
Le chantier de l’efficacité offensive
A l’inverse, le Nasria n’a jamais réellement réussi à imposer son empreinte sur le jeu, ratant complètement son entame ou sa gestion dans son propre antre et devant ses supporters venus en nombre pousser leur équipe. Pris au piège de l’expérience koubéenne, les Sang et Or ont subi la loi d’un adversaire bien en place. Ce derby a également mis en lumière un mal persistant et récurrent au sein de la formation husseindéenne : le manque cruel d’efficacité offensive. Tout au long de la partie, les attaquants du NAHD se sont pourtant créé plusieurs occasions nettes de scorer, prouvant que l’équipe parvient à se projeter et à porter le danger dans le camp adverse. Cependant, le dernier geste a fait cruellement défaut. Le réalisme a fui les attaquants nahdistes au moment de conclure.
L’urgence de la remobilisation
Ce constat implacable démontre qu’il reste un immense chantier de ce côté-là. Le staff technique sait désormais à quoi s’en tenir et devra travailler d’arrache-pied à l’entraînement pour corriger ces lacunes chroniques devant le but. Sur un plan comptable et dynamique, le début de saison commence à sérieusement inquiéter les observateurs. Avec deux revers consécutifs concédés face à l’ES Mostaganem puis devant le RCK, contre une seule et unique victoire inaugurale arrachée face à la JRB Taghit, le bilan comptable fait grincer des dents. Cette entame en dents de scie laisse planer de premiers doutes légitimes sur le véritable visage de l’équipe. Le temps presse pour le Nasria : il faudra vite se ressaisir, retrouver les vertus guerrières et enclencher une dynamique positive dès les prochaines journées pour éviter de s’installer dans une crise précoce et compliquer davantage la suite du parcours en championnat.
O. Y.
