Le Nasr Athlétique de Hussein Dey traverse une zone de turbulences institutionnelles majeures. Longtemps étouffées dans les coulisses du club, les tensions éclatent désormais au grand jour et menacent d’ébranler le fauteuil du président Athmane Sahbane. Le premier responsable du club historique des Sang et Or s’apprête à faire face à une fronde d’une ampleur inédite, menée par un front uni de plusieurs sections sportives du club.
Du handball au basket-ball, en passant par le volley-ball, la boxe et les boules, la colère gronde. Au cœur de cette tempête : la gestion jugée opaque de la subvention octroyée par l’APC d’Hussein-dey. Alors que cette aide financière publique est entrée dans les caisses de la direction générale, les autres disciplines de cette institution omnisports n’en ont toujours pas vu la couleur. Une situation devenue intenable pour ces sections qui se sentent aujourd’hui totalement délaissées au profit de la seule vitrine footballistique.
Un quotidien asphyxié et des dettes qui s’accumulent
La patience des responsables de ces différentes disciplines a pourtant été poussée à ses ultimes retranchements. Après avoir fait preuve d’une retenue exemplaire durant des mois, en espérant qu’une solution concertée et équitable soit proposée par le bureau exécutif, le constat est désormais amer : aucune perspective concrète n’a été offerte à ces équipes qui survivent dans la précarité.
Il est crucial de rappeler le statut fondamental du NAHD. En tant que club amateur et omnisports par excellence, la structure repose légalement et éthiquement sur une répartition équitable des deniers publics entre toutes ses composantes. Aujourd’hui, ces sections peinent cruellement à joindre les deux bouts. Sans cette quote-part vitale de la subvention communale, les présidents de sections se retrouvent dans l’impossibilité de faire face aux dépenses courantes de fonctionnement, mais surtout d’honorer leurs engagements financiers envers leurs joueurs et leurs entraîneurs, accumulant ainsi des dettes abyssales qui mettent en péril la survie même de leurs disciplines.
La menace d’une crise financière généralisée
Face à ce volcan qui couve et qui menace de paralyser le club omnisports, le président Athmane Sahbane se retrouve au pied du mur. L’urgence impose désormais de trouver de nouvelles sources de financement et de débloquer la situation du sponsoring, un dossier épineux qui traîne en longueur et suscite de plus en plus d’inquiétudes au sein de la famille nahdiste.
L’arbre ne saurait toutefois cacher la forêt. Si la fronde des autres disciplines sportives constitue une urgence absolue pour la cohésion du club, le football est lui-même loin d’être tiré d’affaire. Faute de ressources financières pérennes et d’un plan de sponsoring solide, la section football n’est pas à l’abri d’un choc financier brutal dans les prochains jours ou les prochains mois. La balle est désormais dans le camp de Sahbane, qui devra agir vite pour désamorcer cette bombe à retardement et éviter au NAHD un naufrage collectif.
O. Y.
