Le NA Hussein Dey traverse une zone de turbulences particulièrement agitée, illustrant une fois de plus l’instabilité chronique qui secoue les bancs de touche du football national. Face à la crise sportive et institutionnelle qui frappe le Nasria, le directeur technique sportif (DTS) Noureddine Foughar a une nouvelle fois dû enfiler le costume du pompier de service. Le dirigeant a été appelé en urgence par le président Athmane Sahbane pour voler au secours de l’équipe première et s’installer sur le banc lors de la rencontre disputée hier face à l’ESM Koléa.
Par Omar Yahiaoui
Cette situation d’extrême urgence fait suite au départ précipité de l’entraîneur Abdelkader Iaïche. Affecté et écœuré, ce dernier a pris la décision radicale de quitter ses fonctions après les graves incidents survenus lors du retour de Mascara. Prise à partie par un groupe de supporters en colère après le naufrage essuyé face au GC Mascara, la délégation du NAHD a subi des actes de violence intolérables qui ont fini par convaincre le coach de jeter l’éponge.
Eternel urgentiste malgré lui
Ce n’est pourtant pas la première fois cette saison que Noureddine Foughar se retrouve projeté en première ligne pour colmater les brèches. Un peu plus tôt dans l’exercice, l’ancien technicien avait déjà assuré un premier intérim dans des conditions comparables après la séparation avec le coach Abdenour Bousbiaâ. Son passage sur le banc avait alors débuté sous de bons auspices, concrétisé par un succès prometteur à domicile face au RC Arbaâ. Toutefois, l’enthousiasme avait été de courte durée, l’équipe s’écroulant lourdement la journée suivante face à l’USM Blida sur le score sans appel de 3 à 0. Echaudé par cette expérience en montagnes russes, Foughar ne masque plus ses intentions, il ne souhaite aucunement s’inscrire dans la durée à la tête de l’équipe première. Conscient du climat délétère, de l’immense pression populaire et de la volatilité du poste, le technicien préfère se retirer au plus vite de cette exposition médiatique pour se consacrer exclusivement à sa mission première de DTS, jugée plus stratégique et essentielle pour l’avenir des catégories jeunes et de la structure du club.
La valse des entraîneurs : entre refus et nouvelles pistes
Pendant que Foughar assure la transition au quotidien, la direction du Nasria s’active en coulisses pour dénicher un entraîneur principal capable de redresser la barre. Les démarches s’avèrent toutefois complexes dans un environnement aussi instable. Le président Sahbane et ses collaborateurs avaient dans un premier temps ciblé Moufdi Cherdoud, l’ancien coach de l’ES Mostaganem. Les approches n’ont cependant pas abouti, ce dernier ayant poliment décliné la proposition, peu convaincu par le projet dans le contexte actuel. Face à ce refus, l’état-major du NAHD a dû réorienter ses recherches. Des intermédiaires ont alors soumis le nom de Touhami Sahraoui, actuel entraîneur de l’AS Khroub. Des contacts préliminaires ont déjà été noués entre les deux parties pour prendre le pouls et évaluer les conditions d’une future collaboration. Reste désormais à concrétiser cette piste dans les plus brefs délais pour offrir enfin au Nasria la stabilité technique indispensable à son maintien et à sa sérénité.
O. Y.
