Il est indéniable que l’USM Alger a réalisé un grand coup en s’attachant les services d’un joueur du calibre d’Achraf Abada, considéré comme l’un des meilleurs à son poste en championnat. Son arrivée constitue un renfort de qualité. Toutefois, ce recrutement ne doit pas masquer les insuffisances d’un mercato hivernal globalement en-deçà des attentes des supporters et des observateurs. En effet, le club de Soustara n’a enregistré que trois nouvelles recrues durant cette période, si l’on ajoute Dramane Kamagaté et Imad Azzi. Insuffisant au regard des besoins réels de l’équipe, surtout après plusieurs départs importants. Force est de constater que l’USMA ne s’est pas renforcée de manière équilibrée, laissant encore plusieurs postes clés sans solution adéquate. Le poste de latéral gauche demeure l’un des chantiers les plus urgents. Malgré les signaux d’alerte répétés, aucun renfort n’a été engagé à ce niveau, ce qui risque de poser problème lors des prochaines échéances. Le compartiment offensif n’est pas mieux loti. Avec les départs de Ghiles Guenaoui, Khaled Bousseliou et Diaeddine Mechid, l’équipe se retrouve dépourvue de véritables ailiers capables d’apporter percussion et créativité sur les côtés. Pis encore, l’aspect financier du recrutement soulève de nombreuses interrogations. Selon une source crédible, la libération d’Achraf Abada aurait coûté près de 12 milliards de centimes. Quant au transfert d’Imad Azzi, il s’élèverait à 450 000 dollars, échange compris avec Diaeddine Mechid estimé à 250 000 dollars, soit l’équivalent de plus de 8 milliards de centimes. Au total, le club algérois a déboursé près de 20 milliards de centimes pour recruter deux défenseurs seulement. Un montant jugé excessif, surtout dans un contexte où plusieurs lignes de l’équipe restent insuffisamment renforcées. Si la qualité d’Abada et d’Azzi n’est pas remise en cause, la stratégie globale du recrutement laisse perplexe et alimente le débat sur la gestion sportive et financière de l’USMA.
M. M.
