Alors que la nouvelle saison a débuté officiellement hier, la direction du Nasria espérait tourner définitivement la page des tracasseries administratives en réglant une bonne fois pour toutes la question de l’effectif. Si le processus global s’est avéré largement fructueux, quelques grains de sable sont venus perturber la machine dans la dernière ligne droite.
Par Omar Yahiaoui
Sur un total de 29 dossiers transmis à la Ligue nationale de football amateur (LNFA) pour étude et approbation, la grande majorité a trouvé une issue favorable, permettant au club hussein-déen d’aborder les échéances avec une base solide, bien que deux situations spécifiques nécessitent encore une attention particulière.
L’immense soulagement pour le staff technique et les dirigeants réside dans le feu vert accordé à la quasi-totalité du groupe. En effet, sur les 29 dossiers initialement déposés auprès de l’instance fédérale, pas moins de 27 joueurs ont obtenu leurs précieux quitus et se trouvent ainsi officiellement qualifiés pour porter les couleurs sang et or. Cette validation massive offre à l’entraîneur une marge de manœuvre considérable pour composer ses listes et mettre en place ses plans tactiques, la direction ayant ainsi rempli l’essentiel de sa mission estivale en matière de gestion administrative des licences.
Le cas Benbournane : entre litige et double signature présumée
Malgré ce bilan flatteur, deux dossiers sont venus enrayer la machine, à commencer par celui de l’attaquant Mohamed Sedik Benbournane. Le joueur se retrouve au cœur d’un imbroglio juridique et d’un litige persistant entre le NAHD et l’USM Blida. Les dirigeants blidéens soutiennent mordicus que l’athlète s’est engagé officiellement avec eux avant de se rétracter pour opter finalement pour le Nasria. Face à cette accusation de double signature, le dossier a été renvoyé devant la commission de discipline, seule habilitée à trancher après l’examen des pièces versées au dossier. De son côté, le joueur rejette en bloc ces allégations, affirmant haut et fort n’avoir apposé aucune signature sur un quelconque contrat avec l’USMB. Une affaire à suivre de près, qui dépend désormais des instances juridiques sportives.
Le soulagement se profile pour le jeune Messaoudi
Le second cas concerne le jeune Ahmed Moundji Messaoudi, dont le dossier a connu un léger contretemps logistique. Introduit de manière tardive, son enregistrement n’a pu être validé à temps par la plateforme numérique FAF-Connect, bloquant provisoirement sa qualification. Toutefois, ce contretemps ne relève que du calendrier technique et ne remet en cause en rien son statut. Les services administratifs du club se veulent d’ailleurs rassurants : sa qualification devrait être officialisée dès le lendemain, dimanche. Un dénouement rapide qui permettra au jeune talent d’être immédiatement opérationnel et apte à fouler la pelouse pour la deuxième journée de Ligue 2 face à l’ES Mostaganem, offrant ainsi une option supplémentaire au compartiment offensif nahdiste.
O. Y.
