On attendait une réaction des principaux dirigeants, mais celle-ci n’est jamais venue. Au contraire, ce sont les dirigeants du CSA qui ont réagi et de manière virulente. Cette fois, ils partent directement en guerre contre ce qui se passe au sein de l’équipe.
Par Mohamed Lamine
Comme tout le monde a pu le constater, les choses n’ont pas du tout été faciles dernièrement pour le Chabab de Belouizdad. L’élimination en phase de poules de la Ligue des champions n’a fait que remettre de l’huile sur le feu du moment que personne ne s’attendait à ce que le club sorte de cette façon. Durant deux jours, on attendait une réaction de la part des dirigeants belouzidadis ou même de l’actionnaire majoritaire. Cependant, au sortir d’une discussion entre le P-DG de Madar et le PCA, aucun changement n’est intervenu et cela fait que personne n’est parvenu à faire le nécessaire pour provoquer une évolution. C’est là que le CSA/CRB est entré en scène et de manière virulente. En effet, le président Boukerroucha s’en est directement pris à la SSPA et à l’actionnaire majoritaire en parlant d’un club pris en otage, d’une mauvaise gouvernance et de décisions unilatérales qui ne vont guère dans l’intérêt du club. Une situation qui fait que les dirigeants n’ont toujours pas répondu à cette histoire mais désormais, la guerre est déclarée entre le club amateur, la SSPA et l’actionnaire majoritaire.
Le CSA exige du changement à la tête du club
Il faut dire que le club amateur veut qu’il y ait des changements après plusieurs échecs et toujours les mêmes personnes à la tête du club. Une situation qui fait que les choses commencent à sérieusement se gâter. D’ailleurs, le président Boukerroucha demande désormais des comptes et veut du changement à la tête du club surtout que Rabehi a échoué dans sa mission et ce, durant deux années de suite. Pire, il est derrière la régression de l’équipe avec ses décisions anarchiques qui n’ont à aucun moment servi le club. Cependant, en tant qu’actionnaire minoritaire, le CSA n’a presqu’aucun pouvoir au sein de l’équipe du moment qu’avec 8% d’actions, il ne peut absolument rien faire. Il peut agiter la menace du logo et des couleurs mais dans le même temps, cela n’est pas à l’ordre du jour.
Charaf-Eddine fait la sourde oreille
Le P-DG du groupe Madar, Amara Charaf-Eddine et selon les dernières informations qui nous sont parvenues, n’a pas du tout apprécié le fait qu’il soit la cible de critiques acerbes de la part du club sportif amateur. Cependant, ce dernier n’a pas répondu mais a plutôt préféré faire la sourde oreille du moment qu’il fera comme bon lui semble et ne tient compte de l’avis que de son cercle restreint. Une situation qui pourrait compliquer les choses au cours des prochains jours mais à l’heure actuelle, le CRB est bel et bien en crise et les différentes entités qui le dirigent sont en train de s’entredéchirer. Les supporters soutiennent la démarche du CSA et espèrent que cela fera bouger les choses.
M. L.
