Ayant hérité, en février 2024, d’une équipe nationale groggy par les désillusions, Vladimir Petkovic tente de remettre de l’ordre dans la maison des Verts et retrouver une véritable dynamique de succès. Pour lui, la CAN-2025 sera un véritable défi compte tenu des résultats décevants de l’Algérie lors des deux dernières participations. Toutefois, même s’il sait de quoi sera fait son parcours durant la messe africaine, le Bosnien a un ordre de priorité bien défini. Et il l’a bien fait savoir.
Par Mohamed Touileb
Après deux éliminations d’affilée au premier tour de la CAN lors des opus 2021 et 2023, l’EN cherchera à atteindre le second tour de la compétition et s’extirper d’un groupe « E » que composent le Burkina Faso, la Guinée équatoriale et le Soudan. Evidemment, étant tirés du chapeau « A », les Fennecs sont favoris pour avoir un ticket de qualification à l’issue des trois premiers tests. Malgré les derniers couacs dans cette épreuve, ils auront un statut à assumer.
« Pas facile »
De ce fait, Petkovic n’a d’autres choix que de composer avec ce paramètre. Ainsi, le successeur de Djamel Belmadi a reconnu, à l’issue du tirage au sort tenu lundi au Palais Mohamed V à Rabat (Maroc), que « le tirage au sort nous a placés dans un groupe qui n’est pas facile. De toute façon, à ce niveau et dans ces compétitions, il n’y aura pas de petites équipes. Nous allons bien nous préparer et prendre nos matchs au sérieux. Nous sommes l’équipe favorite du groupe et nous devons assumer ce statut. Notre premier objectif sera de nous qualifier pour le deuxième tour ». Petkovic sait que tout ne sera pas facile dans une Afrique au football qui a ses spécificités. Depuis son intronisation aux rênes techniques algériennes, l’ancien entraîneur de la Suisse a eu le temps de disputer 10 rencontres dont 9 contre des adversaires de la zone CAF pour un bilan de 6 victoires, 2 nuls et 1 défaite face à ces derniers. C’est pour dire qu’il est plutôt en réussite dans ce registre même si, pour cette fois, le contexte sera tout autre puisqu’il s’agit d’un tournoi avec un match sec face à chaque adversaire.
Terminer les qualif’ de la Coupe du Monde 2026 d’abord
Par ailleurs, si la CAN-2025 constitue un défi majeur pour Petkovic, elle n’interviendra qu’à la fin de l’année en cours. Avant cela, les compatriotes de Rayan Aït-Nouri ont une campagne de qualification en Coupe du Monde 2026 à terminer. De ce fait, le chef de la barre technique Dz a rappelé que « pour l’instant, le plus important pour nous ce n’est pas la CAN mais la qualification pour la Coupe du monde 2026. C’est un objectif que nous devons viser car une fois l’Algérie qualifiée à la Coupe du monde, la CAN sera beaucoup plus facile à jouer ».
« Plus facile à jouer »… dans l’esprit car le challenge africain a un coefficient difficile. Notamment ces dernières années pour l’équipe nationale. L’examen donnera certainement une évaluation sur la rémission de notre sélection. Mais il est certain que débarquer avec le ticket du Mondial en poche sera un sacré boost.
M. T.
