31 mai 2026
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Rayan Kolli, l’Algérie et rien d’autre

C’est certainement l’un des footballeurs qui fait le plus bouger les réseaux sociaux car son entourage fait des pieds et des mains pour voir son fils jouer en sélection. Parfois, c’est avec une forte maladresse comme cela s’est passé fin mai dernier lorsque le père de Rayan Kolli a réagi d’une manière un peu trop protectrice mais aussi frontale pour dénoncer l’absence (justifiée) de son fils de la liste de Vladimir Petkovic.

Par Mohamed Touileb

Rayan Kolli n’est pas encore un joueur confirmé même s’il semble avoir un talent non-négligeable. Ses statistiques personnelles ne devraient pas légitimer une arrivée chez les Verts ‘’A‘’ même s’il est déjà passé par les sélections de jeunes de l’Algérie. En effet, le pensionnaire de Queens Park Rangers (Championship/D2 anglaise) est en train de progresser doucement mais pas assez encore pour prétendre prendre une place chez les Fennecs sur le court terme. Dans le détail, Kolli a pris part à 20 matchs sur 46 journées possibles en championnat pour 9 titularisations et 4 buts.

Un père trop intrusif

Même si les chiffres sont maigres, le papa plaide la cause de son fils en estimant qu’il a sa place chez l’équipe première d’El-Khadra tout en dénonçant un deux poids deux mesures à l’égard de Rayan Kolli. « Nous respectons la décision du sélectionneur. Rayan est encore jeune, il prendra le temps de réfléchir à son avenir international. Quand il aura décidé, nous allons, comme à l’accoutumée, respecter son choix de la même manière dont nous avions respecté le choix de certains qui ont reçu le feu vert », a écrit (maladroitement ?) le père Lakhdar.

Une maladresse que son fils n’a pas manqué de tenter de rectifier. « Ce qu’a pu dire mon père a peut-être été incompris. Je n’ai pas dit que je voulais changer de nationalité sportive », nuance Rayan qui ajoute : « Je peux jouer avec n’importe quelle nation, mais je suis Algérien, j’ai grandi dans une maison algérienne. Si l’équipe nationale m’appelle, je répondrai toujours. C’est mon choix numéro un. »

Le « padre » y gagnerait à rester en retrait

Pour lui, c’est El-Khadra et rien d’autre. Le milieu offensif, qui a eu 20 ans en février dernier, a tout l’avenir devant lui pour franchir un cap et envisager une arrivée parmi les camarades de Riyad Mahrez qu’il considère comme son modèle même s’il admet que « beaucoup d’anciens comme Madjer, Belloumi… comme on dit, ce sont les “Greatest‘’. »

Pour l’instant, Kolli, qui est courtisé par des clubs de Ligue 1 française, doit se concentrer sur son évolution. Son entourage proche doit l’exposer moins en évitant les dérapages car ce n’est pas ce qui optimisera ses chances d’être appelé par Petkovic. En tout cas, l’information à retenir est que Kolli a l’Algérie dans le sang. Et cela garantira qu’il se donne à 100% si un jour il porte la tunique algérienne. « J’adore le peuple algérien. Je me sens Algérien, même si je suis né en Europe. Depuis tout petit, j’ai grandi dans une maison algérienne », précise-t-il. Il lui reste désormais à travailler car l’EN a beaucoup de joueurs de qualité. Surtout dans le secteur offensif.

M. T.

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