A Hussein-Dey, on se demande ce que les dirigeants feront maintenant pour faire sortir le NAHD de cette situation difficile et de cette crise sans précédent, avec le départ précipité du seul candidat déclaré pour la présidence du club, Fodil Benkedidah, après la décision qu’avait prise le précédent président, Yacine Hanied, de se retirer, avant de revenir et proposer de l’aider, sur intervention du maire d’Hussein-Dey.
Par Omar Yahiaoui
Le club est maintenant dans une impasse avec cette décision de se retirer, et surtout en l’absence d’un autre candidat pour la reprise du NAHD, surtout que personne ne s’aventurera maintenant, à moins de deux mois de la reprise officielle du championnat et à quelques jours de la reprise des entraînements en prévision du nouvel exercice. Il est clair que les choix sont très modestes et on ne sait vraiment pas ce qui adviendra du club, malgré le vœu émis par les fans de jouer la carte de l’accession, cette saison.
Que de temps perdu !
Les proches du club et les fans estiment qu’on a perdu beaucoup de temps pour rien, étant donné que le NAHD est revenu à la case départ, à savoir, un club sans aucun horizon ni avenir. Courir derrière une personnalité qui a lâché le club à la fin, montre que ceux qui ont mené le Nasria vers cette aventure suicidaire ne connaissent vraiment rien au football. En effet, il aurait été plus juste de recourir à la manière légaliste, à savoir, recueillir plusieurs candidatures et organiser une AG élective, où celui qui présentera le projet le plus solvable et le plus juste pour le club aura les faveurs des membres de l’AG et débutera, ainsi, tôt pour préparer la nouvelle saison. En dehors de cette procédure, on ne pouvait pas s’attendre à quelque chose de positif, avec cette manière de procéder surtout que tout est clair dans ce genre de situation, et il faut toujours procéder d’une manière légale.
Ighil savait qu’il ne pouvait rien
Par ailleurs, l’ancien président du NAHD, Meziane Ighil, qui avait l’intention de se présenter et qui avait commencé à prendre les avis de son entourage et surtout qui s’était réuni avec des personnes qui souhaitaient l’aider, avait vu juste en décidant de se retirer. En effet, il savait qu’on lui mettrait les bâtons dans les roues et qu’on ne le laissera pas s’introduire, avec les grands intérêts qu’ont certains au niveau du club. Ighil savait que tout était ficelé et qu’on ne pouvait pas donc faire quoi que ce soit dans cette situation, et il avait raison puisque les «décideurs» ne faisaient que gagner du temps, étant donné qu’ils ont repris le contrôle de la situation et ont imposé leur poulain, à savoir, Hanied, qui devait accompagner Benkedidah avant que ce dernier ne se retire et les mette dans la gêne.
Hussein Dey regrette… Ould Zmerli
Alors qu’ils n’avaient pas soufflé mot, lorsque ce dernier a été persécuté et insulté par une bande de «voyous», des supporteurs ont tenu à montrer leur regret du départ de l’ancien président, Bachir Ould Zmerli et qui gérait le club d’une main de maître, mettant le Nasria dans les meilleures conditions possibles. «Avec lui, on jouait les premiers rôles en championnat. On a joué la Coupe d’Afrique et la Coupe arabe, alors que maintenant on joue avec des équipes inconnues au bataillon et on souffre dans les profondeurs», dira un fan qui appellera au retour de ce dernier qui sera le seul à pouvoir gérer le club comme il se doit. Mais aujourd’hui, les regrets ne servent absolument à rien. Avec Bachir Ould Zmirli comme président, le NAHD ne manquait absolument de rien. Le club était en Ligue 1 et était très respecté. C’est alors qu’une bande de voyous, (dont le chef vient de réapparaitre ces deniers jours, comme par enchantement) avaient alors déclenché une campagne de dénigrement des plus violentes. Ould Zmirli, homme respectable et respectueux, dû se résoudre à quitter le Nasria, ouvrant grande la voie à des aventuriers de tout bord de prendre les rênes du club. Le résultat est là. Implacable. Le NAHD d’aujourd’hui est sans le sou. Le NAHD d’aujourd’hui et de ces dernières années est une équipe quelconque. Des équipes de quartier et de douar, viennent lui infliger des défaites historiques sans que cette bande de voyous ne souffle mot devant ces humiliations à répétition.
O. Y.
