L’Algérie poursuivra, dès septembre prochain, sa campagne des qualifications à la Coupe du monde 2026 dans laquelle elle est bien placée. Et le match, comptant pour la 8e journée, face à la Guinée prend des allures qui pourraient dépasser le cadre sportif. Cela en considération de la domiciliation choisie par l’adversaire des Fennecs. Les Guinéens, hors course pour le Mondial, ont étrangement opté pour recevoir les Verts au Complexe Mohamed V de Casablanca (Maroc). Et c’est un homme politique en Guinée, qui a recouru à cette alternative en l’absence d’un terrain homologué dans le pays. Peu anodin.
Par Mohamed Touileb
Les Verts ont, jusque-là, eu des éliminatoires du Mondial 2026 plutôt tranquilles que ce soit en termes de résultats ou des conditions entourant les 6 premières sorties sur les 10 prévues. Mais voilà que la date FIFA de septembre se présente et que le duel face au Sily National, qui aurait pu être une finale, devient le match à suivre avec attention. Non pas parce que les Guinéens, qui comptent 8 points de retard sur les Algériens, ont un coup à jouer mais parce qu’il y aurait un sale coup qui se prépare pour plomber le parcours de Vladimir Petkovic.
Bah Oury a des accointances avec Rabat
En effet, aucun argument logique n’expliquerait pourquoi l’adversaire de l’EN, qui a l’habitude d’évoluer à Abidjan (Côte d’Ivoire), a opté pour le Maroc afin de jouer ce duel si ce n’est une volonté politique interne pour envenimer la situation entre le Maroc et l’Algérie. Et ce en considération de la relation électrique entre les deux voisins. Ce concernant, on apprend que c’est Bah Oury, Premier ministre guinéen, qui a décidé de délocaliser le match de la Tunisie, choisie dans un premier temps pour abriter ce duel, vers le Maroc sans motif particulier. Mais, en cherchant bien, on trouve que Bah Oury a des liens étroits avec Rabat car il est de ceux qui pensent que le Sahara Occidental fait partie de la carte du pays de Mohamed VI.
On peut déduire que ces accointances sont derrière cette manœuvre qui cherche certainement à nuire à notre sélection et perturber son parcours. D’ailleurs, on peut rappeler que le match Burkina Faso – Algérie comptant pour les « qualifiers » du Mondial 2022 s’était aussi tenu à Rabat. Durant cette explication, l’arbitrage de Joshua Bondo était particulièrement mauvais et défavorable à El-Khadra. Et depuis ce match, les protégés de Djamel Belmadi, coach à l’époque, ont donné l’impression de perdre pied.
La CAF fait la sourde oreille
Cependant, pour cette fois, on peut penser que Riyad Mahrez & cie, actuels leaders (15 points) peuvent se présenter avec une certaine marge d’erreur. En effet, ils pourront garder l’avance de trois points au classement, au minimum. Pour cela, il faudra battre le Botswana quatre jours plus tôt au stade Hocine Aït-Ahmed de Tizi Ouzou pour garder la tête du groupe ‘’G‘’ où le Mozambique est en embuscade (12 points). Face à cette attitude qui mêle le sport à la politique, la Confédération africaine de football (CAF) préfère faire la sourde oreille et fermer les yeux. Pourtant, l’attitude de la Guinée a tout de suspecte et malsaine car tout le monde sait qu’entre Alger et Rabat le courant ne passe pas. Certes, d’après la réglementation, l’équipe receveuse a le droit de choisir le lieu qui lui convient. Mais là, le vice est flagrant.
M.T.
