Comme nous le révélions la semaine dernière, Vladimir Petkovic devrait prolonger avec la Fédération algérienne de football (FAF). La récente déclaration, faite samedi dernier par Walid Sadi, patron de la FAF et ministre des Sports, va dans le sens de ce scénario. Néanmoins, malgré un accord de principe, le Bosnien souhaite tirer avantage du fait que l’instance fédérale tienne à garder ses services.
Par Mohamed Touileb
A priori, il n’y a rien qui pourrait entraver la poursuite de la mission de Petkovic aux commandes de l’équipe nationale après la Coupe du Monde 2026 à laquelle il a réussi à qualifier les Verts absents des deux dernières éditions de 2018 en Russie et – surtout – celle de 2022 au Qatar qui avait fait très mal.
Comme l’a souligné Sadi en marge de l’Assemblée générale ordinaire de la FAF il y a 8 jours de cela, tout converge vers l’extension du bai. « Pour ce qui est de la prolongation de l’entraîneur (Petkovic), on notera qu’il a donné son accord de principe. Un avenant du contrat a été envoyé à son avocat. On s’est – à priori – entendu sur tous les détails. Il ne reste que la signature qui devrait intervenir dans les semaines à venir », assurait le successeur de DjahidZefizef.
Pas de revalorisation avant le Mondial
Une fois entre les mains des représentants du technicien Suisso-Bosnien, cette « mouture » a connu des ajustements. On peut deviner que cela touche particulièrement à l’aspect financier et aux honoraires de Petkovic étant donné que la FAF ne prévoit, dans un premier temps, pas de le revaloriser avant de voir le parcours au Mondial 2026. Il faut savoir que les performances de l’EN lors de ce tournoi peuvent faire que le contrat soit rompu d’une manière automatique si jamais les Fennecs ne parviennent pas à atteindre la deuxième partie de la compétition et la phase à élimination directe. Il faut dire qu’avec 48 sélections sur la ligne de départ et 32 qui se hissent au « knockout stage », les chances de voir les camarades de Riyad Mahrez faire plus que les trois matchs du premier tour sont assez conséquentes.
La carte Renard
Dans le cas échéant, se faire éliminer d’emblée serait forcément considéré comme un fiasco compte tenu des moyens mis à la disposition de Petkovic et du potentiel humain de la sélection. Dans tous les cas, les avocats de Petkovic cherchent forcément à immuniser leur client en tentant de décrocher un bail avantageux.
Émargeant à 140 000 euros/mois, l’ancien driver de la Suisse voudrait avoir au moins 40 000 euros de plus pour culminer à 180 000 euros après la Coupe du Monde 2026. Pour négocier cette augmentation, l’intérêt de la Fédération polonaise est évoqué pour l’engager après la CDM 2026. Pas de quoi ébranler les plans de la FAF qui a des garanties pour avoir la primauté dans ce dossier. D’autant plus qu’il y a un certain Hervé Renard (France), remercié jeudi par l’Arabie saoudite, qui est libre et disponible sur le marché. Cela fait une carte pour la structure fédérale algérienne même si on peut se douter que, pour des raisons politiques, ce deal risque de ne pas se faire.
M.T.
