À moins de deux semaines du coup d’envoi du championnat, le climat est loin d’être serein à Tizi Ouzou. Tandis que l’équipe est toujours en stage en Turquie, le mercato tarde à s’accélérer et les supporters de la JS Kabylie n’en peuvent plus d’attendre. Entre recrutements au point mort et essais de joueurs inconnus, les fans montent au créneau et demandent des comptes à la direction du club.
Un recrutement jugé insuffisant
La lenteur du recrutement actuel inquiète sérieusement les inconditionnels des Jaune et Vert. Si quelques mouvements ont été enregistrés depuis l’ouverture du marché, le bilan reste insuffisant pour un club qui vise le podium, voire mieux, cette saison. Ce qui agace le plus les supporters, c’est la stratégie jugée floue de la direction. Pourquoi retarder les signatures de joueurs comme Belaïd et Ferhat, dont les noms circulent depuis des semaines ? Et surtout, pourquoi continuer à tester des éléments inconnus, sans expérience au haut niveau, à quelques jours seulement du début de la compétition officielle ? Ces choix sont d’autant plus critiqués que la saison dernière a laissé un goût amer, avec une équipe qui a peiné à trouver son rythme à cause d’un mercato raté. Les fans ne veulent pas revivre le même scénario et craignent que la JSK ne commence encore une fois la saison avec un effectif incomplet et déséquilibré.
La direction de Mobilis interpellée
La grogne est telle que de nombreux supporters réclament désormais des explications de la part de l’actionnaire majoritaire, ATM Mobilis. Pour eux, en tant que propriétaire du club, l’entreprise publique doit assumer ses responsabilités et prendre les décisions qui s’imposent. Le manque de réactivité sur le marché est perçu comme un désintérêt ou une mauvaise gestion, ce que les supporters ne sont plus prêts à tolérer. Ils appellent à des actes forts, et vite : officialiser les venues de Belaïd et Ferhat, mais aussi renforcer l’équipe avec au moins deux joueurs de qualité supplémentaires pour espérer rivaliser avec les favoris du championnat. Le message est clair : il est encore temps de sauver le mercato, mais il faut agir maintenant.
W. K.
