Après le match nul arraché face au RCK, l’entraîneur de l’USMH, Azzedine Aït Djoudi, a surpris tout le monde par une déclaration qui a rapidement fait l’effet d’une bombe. C’est le tout El Harrach qui est secoué par cette sortie médiatique du coach. Celui-ci parle de manœuvre de déstabilisation.
Par Mouloud Ait-Mesbah
Interrogé sur la performance de son équipe et les perspectives de la saison, le technicien a préféré déplacer le débat sur un terrain plus sensible : selon lui, des pratiques occultes et des manœuvres en coulisse seraient actuellement en cours pour déstabiliser le club banlieusard et compromettre ses ambitions sportives. Dans une atmosphère déjà tendue par les résultats irréguliers de l’USMH, Aït Djoudi n’a pas mâché ses mots. «Il existe des pratiques cachées qui n’ont rien à voir avec le football. Certains cherchent à perturber le groupe et à freiner notre progression», a-t-il lancé sans détour. Si l’entraîneur s’est gardé de citer des noms ou de donner des détails concrets, le message est passé avec une puissance redoutable. Ses propos, amplifiés sur les réseaux sociaux ont soulevé de nombreuses interrogations. S’agit-il de tensions internes au sein de la direction ? D’ingérences extérieures de personnes influentes dans le milieu footballistique ? Ou encore de rivalités classiques qui entourent souvent les clubs populaires comme l’USMH ?
Les supporters entre soutien et impatience
Comme souvent dans la maison harrachie, les réactions ne se sont pas fait attendre. Une frange importante des supporters a exprimé un soutien total à leur entraîneur, estimant qu’il a eu le courage de dénoncer publiquement ce que beaucoup soupçonnaient depuis longtemps. Sur les réseaux, des messages d’encouragement se multiplient. «Coach, ne lâchez rien ! Dites-nous qui veut nuire au club», peut-on lire sur plusieurs pages de fans. Cependant, une autre partie du public reste plus prudente. Pour ces derniers, de telles déclarations risquent surtout d’ajouter de la confusion dans une période où l’équipe a besoin de sérénité. Certains reprochent à Aït Djoudi de jeter de l’huile sur le feu et de détourner l’attention des problèmes purement sportifs, à savoir l’irrégularité des performances et le manque d’efficacité offensive.
Touahria et sa direction sous pression
Ces déclarations placent également la direction du club dans une position délicate. Déjà critiqués pour leur gestion jugée approximative, les dirigeants sont désormais appelés à réagir. Plusieurs voix s’élèvent dans l’entourage de l’USMH pour réclamer plus de transparence et des explications claires sur les allégations avancées par l’entraîneur. Si les accusations d’Aït Djoudi venaient à être confirmées, cela mettrait en lumière de sérieux dysfonctionnements internes et pourrait aggraver la crise de confiance entre le club et ses fidèles. Dans le cas contraire, la sortie médiatique du coach pourrait être interprétée comme une tentative de détourner la pression liée aux résultats. Sportivement, l’USMH n’a pas encore trouvé sa vitesse de croisière. L’équipe, qui vise un retour au premier plan et rêve de retrouver l’élite du football algérien, peine à enchaîner les victoires et affiche des lacunes dans la régularité. Le nul face au RCK, s’il n’est pas catastrophique en soi, a laissé un goût amer, car beaucoup espéraient un sursaut dans ce derby à forte valeur symbolique. Les déclarations de l’entraîneur viennent donc s’ajouter à un contexte déjà fragile, où chaque faux pas alimente les frustrations et renforce les tensions.
M. A-M.
