La rencontre ayant opposé le CRT à l’USMH, vendredi dernier, continue de susciter de vives réactions. Le match, qui s’est achevé sur une victoire du CRT (2-1), a été entaché par plusieurs décisions arbitrales jugées contestables par la direction harrachie.
Par Mouloud Ait-Mesbah
Les responsables de l’USMH estiment que certaines interventions de l’arbitre ont influé sur le déroulement de la partie, en particulier un penalty accordé au CRT durant le temps additionnel de la première mi-temps. Face à cette situation, la direction de l’USMH, présidée par Sofiane Touahria, a rédigé un rapport officiel dans lequel elle dénonce l’arbitre Bouteraà, qu’elle juge responsable de plusieurs erreurs d’arbitrage. Le document a été transmis à la Commission fédérale d’arbitrage (CFAF) ainsi qu’à la Ligue nationale de football amateur (LNFA), afin d’attirer leur attention sur ce qu’elle considère comme un arbitrage défavorable et partial. Ce rapport détaille les incidents survenus durant la rencontre et met en avant les décisions estimées injustes.
Le penalty de la discorde
L’action la plus controversée du match reste celle du penalty accordé au CRT dans le temps additionnel de la première période. Selon la direction harrachie, la faute sifflée à ce moment-là ne justifiait pas une telle sanction (la vidéo montre clairement cette action, aux experts de juger). Cette décision a permis à l’équipe locale d’égaliser et de revenir au score avant la pause, modifiant l’équilibre du match et affectant la dynamique du jeu. Les dirigeants de l’USMH estiment que cette décision a constitué un tournant déterminant dans la rencontre.
Des décisions jugées partiales
Outre le penalty, les responsables d’El Harrach reprochent à l’arbitre plusieurs décisions qui, selon eux, ont systématiquement favorisé le CRT. Ils évoquent des fautes non sanctionnées contre les joueurs adverses, des avertissements sévères infligés à leurs propres éléments, ainsi qu’une gestion du match perçue comme déséquilibrée. L’ensemble de ces décisions a renforcé le sentiment d’injustice au sein du club, qui estime que l’équité sportive n’a pas été respectée.
Une demande d’équité et de transparence
À travers cette démarche, la direction de l’USMH cherche à interpeller les instances du football national sur la nécessité d’assurer une meilleure qualité d’arbitrage et une plus grande transparence dans la gestion des rencontres. Le club insiste sur l’importance de garantir les mêmes conditions pour toutes les équipes, afin d’éviter que des erreurs ou des décisions contestables ne viennent fausser les résultats sur le terrain. Cette action vise avant tout à défendre les intérêts sportifs du club et à préserver la crédibilité du championnat. Cette affaire intervient à un moment délicat pour l’USMH, qui tente de retrouver une certaine stabilité sportive. Les dirigeants craignent que la polémique entourant cette rencontre n’ait un impact négatif sur le moral du groupe avant les prochaines journées de championnat.
L’USMH interpelle la CFA
La Commission fédérale d’arbitrage (CFA) devra désormais examiner le rapport transmis par l’USMH et déterminer s’il y a eu des erreurs ou manquements dans la direction du match. En cas de constatation d’anomalies, des mesures disciplinaires pourraient être envisagées à l’encontre de l’arbitre concerné. Dans le cas contraire, le dossier pourrait être classé sans suite. Quoi qu’il en soit, cette affaire relance le débat sur la qualité et la fiabilité de l’arbitrage dans les championnats nationaux. Cela étant, il faut dire que quelle que soit la décision de la CFA à l’encontre de M. Bouteraà, le résultat de la rencontre ne changera pas, et ce, conformément aux règlements régissant le championnat.
M. A-M.
