Le public de Benhaddad est unanime sur un dossier brûlant, celui de Abdelkrim Ghazali. Alors que le rideau tombe sur la saison, le sort de l’ailier floqué du numéro 26 cristallise toutes les attentions. Avec 1896 minutes au compteur, Ghazali s’est imposé comme le poumon offensif de l’équipe. Sa capacité à percuter et sa maîtrise technique balle au pied ont fait de lui un danger permanent pour les défenses adverses. Ce n’est pas seulement une question de vitesse mais une réelle puissance physique qui lui permet de déborder et de créer des brèches là où d’autres butent sur des blocs compacts. Ses statistiques parlent d’elles-mêmes avec trois buts cruciaux et une pluie de passes décisives tout au long de l’exercice. Plus que ses performances individuelles, c’est son alchimie avec l’avant-centre Lehbiri qui saute aux yeux. Les deux hommes se trouvent les yeux fermés, formant un duo complémentaire qui porte l’animation offensive du RCK. Pour les supporters, briser ce binôme serait une erreur stratégique majeure. Ils estiment qu’autour de joueurs de cette trempe, le club peut bâtir un effectif capable de viser enfin le sommet. Dans le système particulier de la ligue amateur où les licences se renouvellent chaque année, la direction n’a aucune garantie automatique. Le public exige donc une réaction rapide et concrète pour verrouiller le bail de Ghazali. Garder un tel talent vaille que vaille est perçu comme une priorité absolue pour assurer la stabilité technique. Les fans savent que perdre un joueur de cette qualité signifierait repartir de zéro, un luxe que le Raed ne peut plus se permettre.
M.A.
