Un bras de fer oppose l’actuelle direction du RC Kouba à l’ancien président, Rafik Chabane. À l’origine, un désaccord administratif qui a pris des proportions inquiétantes. Ce différend a provoqué un blocage interne qui empêche le club d’avancer sereinement, à un moment crucial de la saison.
Ce qui devait être une simple transition de gestion s’est transformée en véritable feuilleton interne. Le différend entre Rafik Chabane et Salim Messani autour du contrôle des affaires administratives du club, a plongé le RCK dans une impasse. Les deux camps se renvoient la responsabilité d’une situation devenue explosive. Les tensions remontent à la passation de pouvoir. L’ancien président, estimant certaines procédures irrégulières, aurait entrepris des démarches pour bloquer certains accès administratifs. De son côté, l’équipe dirigeante actuelle dénonce une manœuvre qui freine la progression du club et perturbe le travail quotidien. Ce conflit révèle un problème plus profond, celui de l’absence de clarté dans la gouvernance des clubs algériens. Sans mécanismes de transition bien définis, chaque changement de direction devient un risque pour la stabilité institutionnelle. Les pro- Messani appellent à une intervention rapide des autorités sportives pour rétablir l’ordre et permettre au club de repartir sur des bases saines. Et surtout débloquer les comptes car, dernièrement, les autorités locales ont approuvé la demande des Koubéens de verser de l’argent. Cependant, tant que ce bras de fer perdure, le RCK restera prisonnier d’une situation qui divise et fragilise tout un édifice. Ce duel de présidents affaiblit un club déjà vulnérable. Entre héritage contesté et ambitions contrariées, le Raed se retrouve otage d’un conflit interne. Tant que la réconciliation ne sera pas trouvée, et les comptes pas débloqués, le RCK continuera de subir les conséquences d’une guerre de tranchées qui ne dit pas son nom.
M. A.
