27 juin 2026
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Belmadi, dossier clos !

L’histoire s’était mal finie entre Djamel Belmadi et l’Algérie. Beaucoup de choses ont été dites après la séparation brusque intervenue après la CAN 2023 et une nouvelle élimination dès le premier tour à laquelle l’ancien sélectionneur des Verts n’avait pas survécu. La Fédération algérienne de football (FAF) et son président Walid Sadi avaient décidé de mettre – unilatéralement – fin à la collaboration. A partir de là, le technicien était en droit de contester cette résiliation auprès de la FIFA et réclamer ses salaires jusqu’au dernier sou. Toutefois, depuis hier, l’actuel coach d’Al Duhail SC ne peut plus saisir la Commission des Litiges de l’instance mondiale en raison des délais réglementaires de prescription.

Par Mohamed Touileb

On ne peut clairement pas dire que la FAF et Belmadi s’étaient séparés en bons termes. S’il avait, dans un premier temps, accepté de s’en aller contre 3 mois d’indemnisation, le coach de l’EN a été rattrapé par la réalité qui voulait qu’il ne dispute pas de Coupe du monde 2026 sur le banc de l’Algérie.

Le contrat était à son avantage

En effet, cela lui tenait à cœur. Surtout après la grosse désillusion enregistrée face au Cameroun un soir de mars alors qu’El-Khadra était à quelques secondes seulement de valider son billet pour le Mondial 2022 au Qatar n’était ce braquage de Toko-Ekambi qui avait planté un but dans les ultimes instants de la partie devant un stade Mustapha Tchaker (Blida) complètement médusé.

Avec un sentiment de trahison, Belmadi pouvait se venger en traînant la FAF devant la FIFA faisant valoir ses droits contractuels. Et il était clairement en position de force tant l’avenant que lui a «offert» Djahid Zefizef, ancien patron de la structure fédérale algérienne, ne permettait pas vraiment à Sadi, son successeur, de montrer la porte au sélectionneur qu’importe les résultats sportifs des camarades de Riyad Mahrez.

L’idée de base était que Belmadi accompagne ses protégés jusqu’à la CDM 2026 qui était l’objectif majeur. Toutefois, personne ne s’attendait vraiment à ce que l’équipe nationale se ramasse – une seconde fois de suite – dès la phase de groupes de la CAN 2023. Ce mauvais parcours a tout faussé et précipité le départ brutal de Belmadi.

Il pouvait toucher 4 millions d’euros d’indemnisation

Toujours est-il que ce dernier pouvait « punir » la FAF à sa manière en demandant à ce qu’elle lui verse les mensualités restantes. Le montant pouvait atteindre 4 millions d’euros. Sachant qu’il avait empoché son dernier salaire le 31 janvier 2024, il avait, comme le stipule la réglementation FIFA, un délai de 2 ans pour contester la décision. Cela est mentionné clairement dans l’article 25 du Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs (RSTJ) de la FIFA. L’alinéa précise que « les demandes de dédommagement pour rupture de contrat de travail doivent être soumises dans un délai de deux ans suivant la rupture (fin du contrat ou résiliation), au-delà duquel la réclamation n’est plus recevable. » Au 31 janvier 2026 à minuit, tout recours devenait impossible pour Belmadi qui semble être passé à autre chose et pris la meilleure des décisions : celle de prioriser le fameux «contrat moral» sur celui financier.  Comme ça – au moins – il ne compromet pas ses chances de revenir un jour aux rênes techniques algériennes car il reste l’artisan du sacre mémorable à la CAN 2019 et garde une belle cote de sympathie auprès de certains.

M.T.

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