Le championnat national de Ligue 1, le palier le plus élevé de la hiérarchie de notre football continue son bonhomme de chemin, tout comme les autres championnats des autres niveaux d’ailleurs. Après une trêve forcée en raison des conditions climatiques des plus dangereuses, voilà que la planète foot algérienne reprend ses droits.
Par Mustapha Ouaïl
Ainsi, à partir de demain, nos stades vont rouvrir leurs portes à la grande joie des férus de la balle ronde. Cependant, tout en haut de la pyramide du football national, les vieux réflexes ont la vie dure. Du coté des Halles centrales, tout comme à Dely Brahim d’ailleurs, on continue de faire semblant de ne rien voir, de ne rien entendre. On fonce tête baissée et advienne que pourra. Un championnat de football ou autre, en tout cas une quelconque compétition sportive, son attraction, son intérêt, sa raison d’être, son essence même réside dans le sens de l’équité dont jouissent tous les concurrents. Dans une course de chevaux par exemple, les trotteurs qui doivent parcourir 3000 mètres, ne partent pas tous du même point de départ. Selon un comptage spécifique de courses gagnées à l’année, les meilleurs chevaux rendent quelques mètres aux moins bons. En athlétisme, dans les courses des 440 et 800 mètres (et même dans d’autres distances) le coureur qui part de l’extérieur de la piste est avancé par rapport à celui qui part à la corde, etc. On appelle cela l’équité.
Larousse définit celle-ci comme suit : ‘‘Caractère de ce qui est fait avec justice et impartialité : L’équité d’un partage.
Contraire : arbitraire.’’
Pourquoi parle-t-on ici d’équité ? eh bien parce que dans notre championnat de Ligue 1 (et certainement dans tous les autres sauf que les raisons diffèrent d’un championnat à un autre), cette notion n’existe pas. Tous les concurrents ne partent pas sur un pied d’égalité. Si on parlait juste pour la 17e journée, prévue après-demain, on constate que tous les matches, cinq au total, trois étant reportés pour cause de coupe d’Afrique, deux se joueront avec l’assistance de la VAR et les trois autres sans. Ne pas se voiler la face et ne pas avoir peur des mots : cette façon de faire jouer nos matchs est inique. Elle est arbitraire.
Ceux qui soutiennent le contraire en essayant de trouver des raisons à cette iniquité, font dans une hypocrisie qui frise la douleur.
Faire jouer un match avec l’assistance de la VAR et un autre sans, là les quatre équipes concernées ne sont pas traitées d’égal à égal. Il y a deux poids deux mesures dans l’histoire.
Il se trouve que des équipes dans cette Ligue 1, qui n’ont joué aucun match à domicile avec la VAR est-ce normal ? La réponse est non.
D’aucuns affirment avec une certaine aisance que la fédération n’a pas les moyens de se payer le système VAR pour toutes les rencontres. On parle de quatre cars seulement, alors qu’il en faut au moins huit.
Soit ! mais la FAF n’a pas les moyens de s’offrir les huit cars pour couvrir l’ensemble des rencontres de la Ligue 1. Alors pourquoi fait-elle le travail à moitié ? Notre championnat à fonctionné depuis toujours sans cette VAR, il pourrait bien attendre encore deux ou trois années, le temps que les finances de la fédération permettent de se l’offrir. Non, du côté de Dely Brahim on fait le travail à moitié, histoire de dire que nous avons été les premiers à faire un championnat avec la VAR. Mais ce qu’ils ne savent pas c’est que le travail qui était fait à moitié, est un travail qui n’a pas été fait et il n’y a aucun mérite à cela.
M. O.
