La situation de l’attaquant Hassan Azzaoui continue de faire couler beaucoup d’encre du côté du NAHD, à quelques jours de la clôture du mercato hivernal. L’avant-centre s’est engagé dans un véritable bras de fer avec sa direction afin de quitter le club dès cet hiver, une volonté affichée et assumée qui plonge le Nasria dans une position délicate, entre impératifs sportifs, gestion du vestiaire et considérations financières.
Par Omar Yahiaoui
A l’origine de cette crise, une altercation survenue avec l’un de ses coéquipiers lors d’une séance d’entraînement. Une dispute qui a rapidement pris de l’ampleur et dont les conséquences dépassent largement le simple cadre sportif. L’ancien entraîneur, Biskri, avait alors pris la défense du joueur présenté comme « l’agresseur », une position que Hassan Azzaoui n’a jamais digérée. Se sentant injustement traité et lâché par le staff technique, l’attaquant a décidé de ne plus revenir au groupe, campant depuis sur sa position : quitter le NAHD coûte que coûte.
Depuis cet épisode, le dialogue est rompu entre le joueur et son environnement sportif. Azzaoui ne souhaite plus entendre parler d’un retour et a clairement exprimé son désir de changer d’air. Une volonté renforcée par le fait qu’il a déjà trouvé un point de chute. La JS Jijel s’est positionnée de manière concrète pour s’attacher ses services et insiste pour le recruter durant ce mercato hivernal, convaincue que le joueur peut apporter une plus-value offensive à son effectif.
Jijel a présenté une offre ferme de 150 millions
Face à cette situation, la direction du NAHD a adopté une ligne ferme. Hors de question de libérer l’attaquant sans contrepartie financière, d’autant plus que le club n’est pas en position de force sur le marché des transferts, en raison de ses contraintes financières et sportives. Les dirigeants de la JS Jijel avaient initialement proposé une somme de 100 millions de centimes pour racheter le contrat du joueur, une offre jugée insuffisante par les responsables husseindéens, qui ont immédiatement fixé la barre à 150 millions.
Ces derniers jours, la JSJ a fini par s’aligner sur les exigences financières du NAHD, acceptant de revoir son offre à la hausse et de proposer les 150 millions de centimes demandés. Un accord financier semblait alors à portée de main. Pourtant, contre toute attente, la direction du Nasria temporise désormais et refuse de se précipiter pour conclure l’opération. Une posture qui peut surprendre, mais qui s’explique par la volonté des dirigeants de laisser une dernière chance au dialogue.
En effet, malgré ce bras de fer, le NAHD n’a pas totalement renoncé à l’idée de conserver Hassan Azzaoui. Le club joue une phase déterminante de la saison, avec l’objectif clair d’accrocher le podium et de se qualifier pour les play-offs. Un tel objectif nécessite un effectif étoffé et des solutions offensives variées.
Le dernier mot reviendra à Zemiti
Dans ce dossier complexe, le dernier mot reviendra également au nouvel entraîneur, Farid Zemiti. Son avis sera déterminant. Si le technicien estime qu’Azzaoui peut encore être utile au groupe et qu’il souhaite le conserver, la direction se rangera derrière sa décision et tentera de convaincre le joueur de rester, en lui offrant un cadre apaisé et en tournant la page de l’incident passé. A l’inverse, si Zemiti considère que la rupture est trop profonde et que la présence du joueur pourrait nuire à l’équilibre du vestiaire, le feu vert pourrait être donné pour finaliser son départ vers Jijel.
O. Y.
