17 avril 2026

 Zemiti hausse le ton  : « On ne peut plus laisser passer »

Le climat s’est brusquement tendu au sein du club après la séance de reprise des entraînements, marquée par l’absence de six joueurs, sans justification jugée valable par le staff technique. Un épisode qui a provoqué un véritable coup de sang de l’entraîneur Farid Zemiti, excédé par ce qu’il considère comme un manque flagrant de sérieux et de respect envers l’institution. Face à cette situation, le technicien n’a pas tardé à réagir en contactant directement les dirigeants pour leur demander de changer de méthode et d’adopter une ligne beaucoup plus ferme.

« Ce genre de comportement est intolérable »

Farid Zemiti n’a pas caché sa colère. Pour lui, ces absences répétées et non autorisées relèvent d’un véritable laisser-aller, incompatible avec les ambitions sportives du club. Le coach estime que certains joueurs se permettent des libertés inacceptables, s’absentant des entraînements comme bon leur semble, sans mesurer les conséquences de leurs actes sur le groupe et sur le travail collectif. Selon lui, porter les couleurs du club implique des engagements clairs et précis, que chaque joueur se doit de respecter. «On ne peut pas prétendre construire une équipe compétitive avec ce genre de comportements», aurait-il martelé en interne, dénonçant des errements qui nuisent à la discipline et sapent l’autorité du staff.

Un message clair adressé aux dirigeants

Dans la foulée, Zemiti a pris attache avec la direction pour lui demander de sortir de la gestion souple adoptée jusque-là. Le technicien a insisté sur la nécessité d’instaurer une discipline stricte, sans complaisance ni passe-droits, estimant que la tolérance excessive a contribué à banaliser l’indiscipline. Pour l’entraîneur, il est impératif d’envoyer un signal fort à l’ensemble de l’effectif : le respect du règlement intérieur n’est pas négociable. Il a ainsi exhorté les dirigeants à assumer pleinement leur rôle et à soutenir le staff technique dans l’application de mesures dissuasives.

Des sanctions sportives jugées insuffisantes

Farid Zemiti ne s’est pas arrêté là. À ses yeux, les sanctions sportives classiques, comme l’exclusion du groupe ou la mise à l’écart temporaire, ne suffisent plus à corriger ce type de dérives. Il considère que certains joueurs se sont habitués à ces mesures et n’en mesurent plus la portée.

C’est pourquoi le coach plaide pour des sanctions plus sévères et surtout plus concrètes, capables de marquer les esprits et d’éviter toute récidive. L’objectif n’est pas de punir pour punir, mais de restaurer un cadre clair et respecté par tous.

« Il faut toucher à la poche »

Dans son analyse, Zemiti estime que la sanction financière reste le moyen le plus efficace pour mettre un terme définitif à ces comportements. Pour lui, toucher au portefeuille des joueurs est souvent plus dissuasif que n’importe quelle mesure sportive. Une amende bien appliquée, conforme au règlement, aurait selon lui un effet immédiat et durable sur la discipline du groupe.

Le technicien insiste sur le fait que cette rigueur n’est pas dirigée contre les joueurs, mais qu’elle vise à protéger l’intérêt du club et à instaurer une culture professionnelle basée sur le respect, l’engagement et la responsabilité.

O. Y.

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