22 avril 2026

Gouiri, la forme olympique… ou presque

Lors de la CAN 2025 (21 décembre – 18 janvier) jouée au Maroc, l’Algérie a dû composer sans lui. Amine Gouiri revenait tout juste de blessure et n’était pas pris par Vladimir Petkovic, sélectionneur national, dans la liste des 28 joueurs concernés par ce tournoi. Avec son profil particulier qui est un mélange entre un 9.5 et un avant-centre, le pensionnaire de l’Olympique de Marseille aurait pu être d’un précieux apport. En tout cas, depuis qu’il est revenu sur les pelouses début janvier, il montre de très belles choses. Prometteur pour la Coupe du monde 2026, l’été prochain… en dépit de quelques imperfections à gommer.

Par Mohamed Touileb

Malgré un but et une passe décisive lors du succès des Marseillais mardi en 8e de finale de la Coupe de France face au Stade Rennais (3-0) à l’Orange Vélodrome, Gouiri était sorti sous les sifflets. Fait surprenant certes. Mais cela s’explique par un gros raté à la 76e minute sur un service de Greenwood.

Interrogé sur la scène, l’Algérien s’est montré compréhensif. La réaction du public est justifiée selon lui. «C’est à cause de l’occasion ratée. Moi-même, je suis un attaquant, j’aime marquer. Je sais que je dois la mettre au fond et je pense que c’est par rapport à ça.» Et il a un peu dédramatisé cela en disant qu’il n’a «pas entendu que des sifflets. Il y a eu aussi des applaudissements et ça, je l’ai retenu. Mais bon, après, je pense que je les comprends parce que je dois la mettre au fond. Et si je l’avais mis au fond, ils auraient crié mon nom. Mais le plus important aujourd’hui, c’était la victoire et la qualification».

De Zerbi veut toujours plus

Comme les supporters, Roberto De Zerbi, son coach, veut voir l’ancien pensionnaire de l’Olympique Lyonnais se montrer plus tueur dans la surface.  «Je suis content de lui, il a fait un bon match. Le but qu’il rate ? Je l’aurais tué. Mais il a fait de bonnes choses. Son entrée à Paris samedi ne m’a pas plu, mais je le lui ai dit. C’est un garçon en or, un joueur extraordinaire, il doit lui aussi augmenter les attentes envers lui-même», préconise le technicien italien qui sait que Gouiri peut soigner encore plus ses statistiques s’il règle bien la mire.

Depuis qu’il a repris du service avec les Phocéens en janvier, il a fait 9 apparitions pour 6 réalisations et 1 offrande. Et si les inconditionnels et le driver se montrent intransigeants avec lui, c’est parce qu’il n’a pas pu être déterminant dans 5 de ces rencontres. Notamment en Ligue des Champions UEFA contre le FC Brugge et Liverpool lorsque les siens ont sombré pour se faire éliminer de l’épreuve. Cela semble faire tache.

Son intermittence reste sa faiblesse

 Ce manque d’efficacité est aussi relevable avec El-Khadra car il n’a pu ni scorer ni faire un ‘‘assist’’ lors de ses dernières sélections. Pourtant, avant cette disette, il restait sur une belle dynamique avec 6 réalisations et 3 offrandes en 9 sélections. Ce qui restait très conséquent avant que son «intermittence» ne le rattrape.

Après, sur un aspect plus global, on peut penser que Gouiri n’est pas si mauvais que ça comme le prouvent ses chiffres. Son apport et son rôle ne se résument pas vraiment à marquer car il peut aussi orchestrer les attaques comme il l’a montré sur sa passe décisive pour Greenwood sur le break (2-0). On ne peut donc pas dire que l’ex-Niçois n’a pas le potentiel ou l’étoffe pour apporter un plus. Pour le rassemblement de mars, il sera très attendu.

M.T.

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