La défaite concédée à Tiaret face à la JSMT n’est pas qu’un simple faux pas comptable ; elle sonne comme un violent rappel à la réalité pour le NAHD. Alors que le club nourrissait l’espoir secret d’un retour fracassant dans la course à la montée, la situation s’est brutalement corsée. Aujourd’hui, il ne faut plus parler de simple remontée, mais d’un véritable miracle sportif pour que les Sang et Or puissent encore prétendre aux play-offs de la Ligue 1 Mobilis.
Par Omar Yahiaoui
Le constat est glacial. En s’inclinant à Tiaret, le NAHD a laissé passer une occasion en or. Pourtant, la chance était de son côté, avec ce match nul du CRT face au WAM qui ouvrait une brèche inespérée pour réduire l’écart. Au lieu de cela, le Nasria stagne à la 7e place avec 27 points.
Si la deuxième place occupée par l’USMH est désormais une utopie mathématique avec 11 points d’écart, l’unique bouée de sauvetage reste la troisième place. Mais là encore, le chemin ressemble à un champ de mines : 4 points de retard sur le CRT (3e) et 3 points de retard sur le RCK (4e).
Dans un championnat aussi serré, où chaque point pèse une tonne, accuser un tel retard sur trois ou quatre concurrents directs à ce stade de la compétition relève de la mission quasi impossible. Le NAHD ne dépend plus de lui-même ; il est désormais l’otage des résultats d’autrui.
Trois entraîneurs, un même mal
Le mal du Nasria semble plus profond qu’une simple question de tactique. La valse des entraîneurs cette saison témoigne d’une instabilité chronique. De Benchouia à Biskri, jusqu’à l’actuel coach Zemiti, le remède miracle tarde à produire ses effets. Malgré les changements de discours et de méthodes, l’équipe peine désespérément à imposer sa « patte » sur le terrain.
Le plus inquiétant reste l’incapacité du groupe à hausser son niveau de jeu face à des adversaires théoriquement à sa portée. Le NAHD se fait régulièrement malmener par des formations luttant pour leur survie en bas de tableau. On a cru, l’espace d’un après-midi, que le large succès face au RCA (3-0) agirait comme un déclic psychologique et technique. Ce ne fut qu’un feu de paille. Depuis, l’équipe est retombée dans ses travers : un jeu stéréotypé, un manque d’agressivité dans les duels et une animation offensive souvent stérile.
Quel espoir pour la fin de saison ?
Pour espérer accrocher cette fameuse troisième place, le Nasria doit impérativement réaliser un parcours quasi sans-faute lors de la dernière ligne droite. Cela commence par une remise en question totale des cadres de l’équipe, qui doivent assumer leurs responsabilités dans les moments-clés.
Le destin du club est désormais lié à une équation complexe : gagner, tout en priant pour que le CRT, le RCK et les autres prétendants multiplient les faux pas. C’est un exercice d’équilibriste dangereux. Le club historique d’Hussein Dey, habitué aux joutes de l’élite, se retrouve aujourd’hui à guetter les résultats des autres stades avec l’angoisse de voir ses ambitions s’évaporer définitivement.
La survie de l’espoir d’accession ne tient qu’à un fil. Un fil que les joueurs devront tenir avec les dents jusqu’à la dernière seconde de la dernière journée, sous peine de vivre une nouvelle désillusion historique.
O. Y.
