Le football se joue parfois sur des détails, mais au stade Kaïd-Ahmed de Tiaret, c’est une décision arbitrale qui a basculé le destin d’un match, et peut-être celui d’une saison. Alors que le NA Hussein Dey se déplaçait chez la JSM Tiaret avec la ferme intention de s’imposer pour recoller au peloton de tête et arracher ce précieux troisième billet pour les play-offs d’accession en Ligue 1 Mobilis, le sort en a décidé autrement. Ou plutôt, l’arbitre de la rencontre, Monsieur Merakchi, en a décidé autrement.
L’injustice Bounaâma : Les images qui accusent
Le moment fatidique, celui qui a fait basculer la rencontre, restera gravé dans la gorge des supporters husseindéens. Sur une action chaude, l’arbitre désigne le point de penalty pour une prétendue main du défenseur Bounaâma. Sur le terrain, la stupeur est totale. Les joueurs du NAHD entourent l’officiel, jurant que le ballon n’a jamais rencontré le bras du défenseur.
Pourtant, la sentence tombe, irrévocable. Mais la vérité technologique n’a pas tardé à rattraper l’erreur humaine. Les ralentis diffusés par la plateforme FIFA+, qui retransmettait la rencontre, sont sans appel et d’une cruauté sans nom pour le Nasria : le ballon a rebondi successivement sur le genou puis sur le ventre de Bounaâma. A aucun moment le cuir n’a effleuré la main ou le bras du joueur.
Cette erreur d’appréciation de M. Merakchi est ce qu’on appelle dans le jargon une « faute fatale ». Elle ne se contente pas de donner un avantage à l’adversaire ; elle sanctionne injustement un geste défensif propre et change radicalement la physionomie d’une rencontre où le NAHD avait les moyens de ses ambitions.
Un frein brutal dans la course aux play-offs
Pour le NAHD, ce déplacement à Tiaret n’était pas un simple match de championnat. C’était une mission. Après une saison de lutte acharnée, le club visait la remontée immédiate dans l’élite. Une victoire face à la JSMT aurait permis de relancer la dynamique et de mettre la pression sur les concurrents directs pour la montée.
En perdant ce match sur un « penalty fantôme », le club perd bien plus que trois points. Il perd du terrain, de la confiance, et se retrouve freiné par des éléments extérieurs qu’il ne peut contrôler. Le sentiment d’injustice est d’autant plus vif que l’équipe avait montré de la solidarité avant ce coup du sort. Comment demander à des joueurs de rester concentrés tactiquement quand leurs efforts sont balayés par une décision unilatérale et erronée ?
Le mal récurrent : Un arbitrage qui coûte cher
Malheureusement pour les Sang et Or, l’épisode Merakchi n’est pas un cas isolé. Ce scénario semble se répéter tel un refrain amer tout au long de la saison. Le NAHD a été lésé à plusieurs reprises par des décisions arbitrales discutables, laissant échapper des points précieux ici et là, qui, mis bout à bout, auraient placé le club confortablement dans le trio de tête. Ce problème récurrent de l’arbitrage pose une question de fond sur l’équité de la compétition. Un club historique comme le Nasria, avec son vivier de jeunes et son ambition de retrouver la Ligue 1 Mobilis, mérite que les débats se règlent sur le rectangle vert et uniquement là.
O. Y.
