Le NA Hussein Dey a sérieusement compromis ses chances de rester dans la course au podium en concédant un nul décevant à domicile face à la JS Tixeraïne, au stade Omar-Benrabah. Un faux pas de trop pour le Nasria, qui voit désormais l’écart se creuser avec ses concurrents directs pour la troisième place, la seule encore accessible et potentiellement qualificative pour les play-offs de l’accession.
Par Omar Yahiaoui
Avec ce nouveau partage des points, le NAHD accuse désormais un retard de six longueurs sur le troisième, le CR Témouchent, et de cinq points sur le quatrième, le RC Kouba. Un écart préoccupant à ce stade de la saison, qui réduit considérablement la marge de manœuvre des Sang et Or, désormais contraints à un quasi sans-faute lors des prochaines journées pour espérer rester dans la course.
Au-delà du résultat, c’est surtout le contenu proposé qui inquiète. Encore une fois, les joueurs du NAHD ont été très loin du niveau attendu pour une formation qui ambitionne l’accession. Incapables d’imposer un rythme soutenu, manquant de cohésion et de lucidité, les Nahdistes ont laissé filer une occasion en or de rafler la mise à domicile et de se relancer au classement.
Une prestation indigne d’une équipe qui joue l’accession
Les coéquipiers de Yacoubi sont apparus perdus sur le terrain, souvent désordonnés et désorganisés, donnant l’impression d’une équipe sans véritable plan de jeu clair. Les lignes étaient étirées, le milieu de terrain dépassé par moments, et l’animation offensive trop stérile pour inquiéter sérieusement une équipe de la JST pourtant prenable. Le tournant majeur de la rencontre restera sans doute ce penalty manqué en première période par Harrag. Une occasion idéale pour le NAHD de prendre l’avantage et de jouer libéré, mais qui a finalement produit l’effet inverse. Le choix du tireur a d’ailleurs suscité de nombreuses interrogations. Certes capitaine, Harrag est connu pour sa nervosité, notamment dans les moments à forte pression, et beaucoup estiment que cette responsabilité aurait dû revenir à un joueur plus serein, doté d’un sang-froid capable de faire basculer le match.
Un mental friable et des choix discutables
Ce scénario met une nouvelle fois en lumière le manque de maturité mentale du NAHD dans les matchs décisifs. Dès que la pression monte, l’équipe peine à gérer les temps forts et à transformer ses occasions. Les décisions sur le terrain, à l’image du penalty, traduisent aussi une certaine fébrilité et un manque de leadership collectif, malgré la présence de joueurs expérimentés.
Face à une JS Tixeraïne accrocheuse et disciplinée, le Nasria n’a jamais réellement su hausser son niveau de jeu pour faire la différence. Le match s’est progressivement enlisé, et le nul final apparaît comme une sanction logique au vu de la prestation globale.
O. Y.
