23 juin 2026
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Contrat de Petkovic : La FAF a pris les devants et ses précautions

Avant de s’envoler pour Kansas City (Etats-Unis), la Fédération algérienne de football (FAF) et Vladimir Petkovic, sélectionneur national, ont acté une prolongation de contrat qui devrait s’étendre jusqu’en juin 2028. Cette démarche a suscité de nombreuses contestations car trop précoce pour certains sachant que l’EN a une Coupe du monde 2026 à disputer. Forcément, le parcours dans cette dernière décidera si oui ou non l’Helvético-Bosnien est toujours l’homme de la situation. Après le revers contre l’Argentine, les détracteurs de cette idée ont ressorti le dossier. Quel serait le sort de cette collaboration entre l’entraîneur et l’instance si les choses tournent mal ? Détails.

Par Mohamed Touileb

Au milieu de critiques, une «information» a fusé. Elle note que Petkovic aurait refusé une proposition concrète de la Pologne qui lui aurait offert un poste à 250 000 euros/mois. L’argument avancé, notamment par certains canaux de presse algérienne, est que le technicien a décliné parce qu’il voulait rester aux commandes des Verts et qu’il croit en le potentiel de la sélection.

Une hypothèse farfelue et difficile à croire

Cette hypothèse reste tirée par les cheveux car ni les agents du coach ni lui ne peuvent s’asseoir sur – bon an, mal an – 100 000 euros de différence sachant que la nouvelle mensualité que lui versera la FAF est située entre 150 000 et 160 000 € selon des chiffres officiels. Ce qui le conforte, encore plus, à la tête du classement des drivers les mieux payés du continent africain. Il est loin devant des homologues qui ont terminé champions d’Afrique comme EmerseFae (Côte d’ivoire) et Pape Thiaw (Sénégal) respectivement sacré en 2023 et 2025 qui émargent à 75 000 euros/mois. Seul Carlos Queiroz (Ghana) s’en rapproche avec 84 000 euros. Et encore, on constate que Petkovic perçoit presque le double par rapport au Portugais qui était annoncé pour prendre les rênes des Fennecs au même moment que lui. Il est évident que les 210 000 euros que percevait Belmadi à l’époque ont fait monter les enchères pour une collaboration avec la FAF. Les séquelles du passage de Belmadi ne sont pas que sportives.

300 000 € en dédommagement si résiliation

Qu’à cela ne tienne, Petkovic a sécurisé son avenir pour l’après-Mondial 2026 en signant l’extension avant d’entamer la messe planétaire dans laquelle il ne semble pas ressentir une pression particulière. Compréhensible car il n’a, sur le plan financier, pas grand-chose à perdre. Pour lui, le bail est gagnant-gagnant. Dans le cas où la campagne est jugée réussie, il va rester.

Autrement, lecontrat va être résilié et il est certain de toucher une compensation de deux salaires soit 300 000 euros pour un boulot qui serait mal fait en plus d’avoir l’opportunité de rebondir en Pologne qui, selon lui, tiendrait à ses services. Sauf que, renseignement pris, Jan Urban, actuel sélectionneur des Polonais, a été conforté dansson poste en mars dernier par le président de l’instance footballistique du pays (PZPN).

La PZPN a maintenu Urban à son poste

Après le match Suède-Pologne, le président de la Fédération polonaise de football est descendu aux vestiaires et s’est adressé directement aux joueurs, louant leur attitude et leur caractère. «Vous avez fait un très bon match, et je suis aussi déçu que vous, mais nous ne devons pas baisser les bras. D’autres défis nous attendent : les qualifications pour le Championnat d’Europe vont bientôt commencer. Je voulais également vous annoncer en premier : j’ai parlé avec le sélectionneur et nous avons décidé de prolonger son contrat. Il restera donc à la tête de l’équipe nationale», peut-on lire sur le site officiel de la PZPN qui a pris cette décision après la finale perdue contre la Suède en barrage de CDM 2026. C’est pour dire qu’elle est mûrement réfléchie.Dès lors, on peut penser que Petkovic et ses représentants ont peut-être bluffé en présentant une prétendue proposition de la PZPN afin de laisser croire que Petkovic suscite un fort intérêt ailleurs. Lui qui n’avait plus pris de sélection européenne depuis la fin de son aventure en 2021 avec la Suisse. C’était d’ailleurs sa seule expérience à ce niveau avant une aventure chaotique du côté des Girondins de Bordeaux. C’est pour dire que son CV ne lui vaut sûrement pas un contrat à 3 millions d’euros/an. Quand on sait que Didier Deschamps, champion du monde 2018 et vice-champion en 2022, est payé 3.8 millions d’euros annuels, le bluff est quasi-avéré.

M.T.

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