Le RCK reçoit cet après-midi à 14h le CRB Adrar au stade Benhaddad avec la volonté d’enchaîner après son succès face à l’USBD. Ce deuxième match à domicile de la phase retour doit confirmer le réveil koubéen et rassurer un public exigeant en quête de continuité.
Par Mehdi Allel
Le succès décroché à Béchar a remis le RCK sur les rails, mais il impose désormais une exigence de constance. À Kouba, tout le monde garde en mémoire les points perdus à Benhaddad durant la phase aller. Des matches maîtrisés sans être tués au bon moment, des relâchements coupables et un manque d’efficacité dans les deux surfaces ont freiné l’élan d’un groupe pourtant capable de séquences séduisantes. Ce second rendez-vous de la phase retour à domicile offre l’occasion de corriger ces imperfections et d’installer une nouvelle dynamique devant un public qui attend des actes. Sur le plan de l’effectif, le retour de Haddad constitue une donnée importante. Suspendu lors de la dernière sortie, le milieu retrouve sa place avec l’envie d’apporter son volume de jeu et sa capacité à orienter les actions. Sa présence doit permettre au bloc de jouer plus haut, de récupérer plus vite le ballon et d’imposer un rythme soutenu. Dans un match où la bataille de l’entrejeu sera déterminante, son impact peut faire basculer l’équilibre en faveur des Koubéens. En revanche, l’absence de Kermiche oblige le staff à revoir l’animation offensive. L’attaquant purge toujours sa suspension après son expulsion face à l’USMH et son profil de joueur rapide manque sur les côtés. Les solutions devront venir d’un jeu plus collectif, d’une meilleure exploitation des couloirs et d’une projection rapide des milieux vers l’avant. La variété dans les circuits de passes et la qualité des centres seront des éléments clés pour contourner un bloc adverse qui pourrait évoluer bas. Depuis sa prise de fonctions lors du derby perdu contre l’USMH, Cherif Hadjar avance avec méthode. La victoire à Béchar a renforcé la confiance autour de son travail, mais le technicien sait que le vrai test se joue à domicile. Gagner à Benhaddad signifie envoyer un message fort et rompre avec les habitudes de la phase aller. En face, le CRB Adrar se présentera avec l’envie de réagir après une contre-performance sur son terrain. L’adversaire cherchera à fermer les espaces et à exploiter la moindre transition. Le RCK devra donc allier maîtrise, patience et efficacité pour transformer la pression en force.
À Kouba, l’heure n’est plus aux promesses mais aux preuves sur le terrain. Porté par son public, le RCK doit transformer l’espoir né à Béchar en certitude durable. Une victoire cet après-midi donnerait du relief à ses ambitions et installerait enfin une vraie dynamique positive.
Hadjar : « On ne construit pas une accession sur un hold-up »
Dans le vestiaire, le ton était grave et assumé. «On va se dire les choses clairement. On revient de Béchar avec les trois points, et comptablement, c’est une excellente opération. Bravo pour l’état d’esprit et le sacrifice, car gagner là-bas n’était pas facile devant une équipe qui n’a plus rien à perdre. Mais maintenant, je ne veux plus revoir le contenu de ce match-là.» Hadjar a d’abord reconnu la valeur du résultat avant de pointer les limites affichées dans le jeu. Le technicien ne veut pas que son équipe s’installe dans une culture du minimum. «J’ai vu des matchs cette saison où nous avons perdu, mais des matches bien maîtrisés. À Béchar, on a gagné sans jouer. On a subi, on a balancé, on a manqué de personnalité. On ne peut pas construire une accession sur la seule chance ou sur un hold-up.» À travers ces mots, il rappelle que l’ambition d’accession exige une identité claire et une constance dans la maîtrise. Le message s’est ensuite orienté vers l’exigence d’une réaction à domicile. «Demain, on est chez nous, à Kouba. Le public ne vient pas seulement pour voir trois points s’ajouter au classement, il vient pour voir le RCK dicter sa loi. Si on joue avec la même fébrilité technique que le week-end dernier, ça ne passera pas deux fois.» Hadjar veut que Benhaddad redevienne un terrain où le Raed impose son rythme et sa supériorité. Il a insisté sur le contenu attendu. «Je veux retrouver de la fluidité, je veux que le ballon circule au sol, et je veux que ce soit nous qui imposions le rythme, pas l’adversaire. On doit avoir la maîtrise totale du cuir. Allez sur le terrain pour prouver que vous n’êtes pas seulement des combattants, mais des footballeurs capables de dominer. La victoire est obligatoire, mais aujourd’hui, j’exige la manière.» Un discours clair qui place les joueurs face à leurs responsabilités. À Kouba, l’heure est venue d’allier résultat et prestation aboutie. Pour Hadjar, confirmer ne signifie pas seulement gagner, mais convaincre et dominer. Le message est passé, reste désormais à le traduire sur la pelouse.
M. A.
