Le début de l’année 2026 s’avère agité pour USM Alger, malgré l’optimisme suscité par l’arrivée de Bilal Nouioua à la présidence du conseil d’administration. Sa nomination devait symboliser un renouveau administratif et instaurer une gouvernance plus stable. Pourtant, quelques semaines après sa prise de fonctions, le climat interne révèle plutôt des tensions persistantes au sommet du club. La relation entre le nouveau président et le directeur général sportif Said Allik s’est rapidement dégradée, les deux responsables s’opposant sur plusieurs dossiers stratégiques. Le différend le plus marquant concerne le choix de l’entraîneur : alors qu’Allik avait finalisé l’arrivée du technicien sénégalais Lamine N’diaye, Nouioua s’y est opposé, déclenchant un nouveau bras de fer interne. Face à cette situation jugée préoccupante, le propriétaire du club, le groupe Serport, est intervenu pour éviter une crise plus profonde. Une réunion d’urgence présidée par son P-DG, Riyad Hadjal, a réuni les deux responsables, mercredi dernier, afin d’évaluer la situation globale et de discuter des dossiers de gestion. Le communiqué officiel évoque la volonté de renforcer la stabilité administrative, d’améliorer les mécanismes de suivi et d’accélérer le projet de centre de formation, laissant entendre qu’une clarification des rôles a été abordée. Bien que la direction assure qu’il n’existe aucune crise et insiste sur la collaboration entre dirigeants, ces déclarations contrastent avec les informations évoquant des frictions récentes. Cette médiation intervient à un moment crucial, car les dissensions menaçaient l’équilibre sportif et institutionnel du club. L’avenir dépendra désormais de la capacité d’Allik et Nouioua à traduire leurs engagements en actes et à restaurer une stabilité durable.
M. M.
