25 mai 2026

Bounaâma : «La venue de Abbas nous met en confiance »

Après une série noire qui a fait douter les plus fidèles supporters du Nasria, le NAHD a enfin retrouvé le chemin du succès en s’imposant face au MC Saïda. Un ouf de soulagement pour un groupe qui a traversé des zones de turbulences marquées par une instabilité technique chronique. Le latéral gauche des Sang et Or, AbdessamadBounaâma, revient avec franchise sur cette période délicate, l’impact du nouvel entraîneur Aziz Abbas et les ambitions revues à la baisse d’un club qui doit désormais assurer mathématiquement son maintien avant de penser à l’avenir.

Entretien réalisé par Omar Yahiaoui

Que pensez-vous de ce succès arraché à domicile face au MCS, qui intervient après une série de quatre défaites consécutives ?

C’est avant tout une victoire de la volonté. Il faut être honnête, nous étions dans une situation très compliquée. Enchaîner quatre revers de suite, c’est lourd à porter pour un club comme le NAHD. Contre le MCS, l’objectif n’était pas seulement de prendre les trois points, mais de stopper l’hémorragie. On a dû puiser dans nos réserves pour l’emporter.

Justement, sentez-vous que le groupe s’est libéré psychologiquement après ce résultat?

Absolument. Le blocage était devenu mental. Quand vous perdez plusieurs matchs d’affilée, le ballon devient « lourd » et on commence à douter de ses propres capacités. Cette victoire contre Saïda a agi comme un déclic. On a senti un poids s’enlever de nos épaules dès le coup de sifflet final. Dans le vestiaire, l’ambiance a radicalement changé. On a retrouvé le sourire et, surtout, cette envie de se battre les uns pour les autres.

La venue d’un coach chevronné comme Abbas semble vous avoir boostés. Quel a été son discours dès son arrivée ?

On ne présente plus le coach Aziz Abbas. C’est un technicien qui connaît parfaitement les rouages de notre championnat et qui possède une grande expérience. Son arrivée nous a apporté une certaine sérénité. Dès ses premiers mots, il a insisté sur la rigueur et la discipline, mais aussi sur la valeur du maillot que nous portons. Il a su trouver les mots justes pour nous remobiliser. Tactiquement, il apporte aussi sa touche, mais c’est surtout sur le plan psychologique qu’il a fait un gros travail.

C’est tout de même un regret de voir le billet pour l’accession s’envoler. Aujourd’hui, le NAHD doit se contenter de viser le maintien…

C’est une grande déception, c’est indéniable. En début de saison, les ambitions étaient tout autres. Le Nasria est un grand club qui mérite d’évoluer au premier plan. Voir l’accession devenir mathématiquement impossible est difficile à digérer pour nous, les joueurs, comme pour les fans. C’est un échec qu’il faut assumer. Maintenant, il faut être réaliste et professionnel : notre priorité absolue est de valider le maintien le plus rapidement possible. 

Ne pensez-vous pas que l’instabilité à la tête du staff technique, avec quatre entraîneurs différents cette saison, a pesé lourd dans ce ratage ?

Il est évident que l’instabilité technique ne favorise pas la progression d’une équipe. Passer par quatre entraîneurs en une seule saison, cela signifie quatre méthodes de travail différentes, quatre visions tactiques et des changements constants dans la préparation. Pour un joueur, il faut à chaque fois un temps d’adaptation, et cela finit par casser la cohésion et les automatismes.

Comment voyez-vous la suite de la compétition, à commencer par ce périlleux déplacement face au WAM?

On aborde chaque match comme une finale. Le déplacement à Mostaganem pour affronter le WAM sera un test de caractère. C’est une équipe solide, surtout chez elle, mais nous irons là-bas avec l’ambition de ramener un résultat probant. On veut prouver que la victoire contre Saïda n’était pas un coup de chance. Le groupe est motivé et on travaille dur à l’entraînement pour corriger nos lacunes.

O. Y.

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