17 avril 2026

Bentaleb, un Dogue avec du talent et du mordant    

Masterclass sur masterclass, c’est ainsi qu’on définit le rendement de Nabil Bentaleb dans le milieu de terrain de Lille OSC. Il est clairement l’un des atouts majeurs des Dogues qui reviennent de loin pour prendre la troisième place du championnat de France. L’Algérien brille de mille feux dans l’entrejeu et s’impose comme l’un des meilleurs à son poste actuellement. Assez pour convaincre Vladimir Petkovic de lui faire une place dans sa liste pour la Coupe du monde 2026 l’été prochain (11 juin – 19 juillet)? Rien n’est moins sûr mais – sportivement – cela reste très envisageable. Pour plusieurs raisons.

Par Mohamed Touileb

Il continue de se battre. Même si Petkovic le snobe depuis novembre. Bentaleb s’est retrouvé subitement mis à l’écart. Selon nos informations, son attitude en marge du match Algérie – Ouganda en octobre dernier n’est pas passée. Apprenant qu’il ne jouerait pas titulaire, le « Dogue » avait grincé des dents. Cela n’est pas passé et le sélectionneur de l’EN a tout simplement décidé de le sanctionner en le faisant sauter de ses plans.

Sentinelle, le mot qui interpelle

Sinon, comment expliquer le fait qu’il ne soit pas appelé malgré ses prestations de très haute volée, ces derniers temps, avec le LOSC. D’ailleurs, même son coach, Bruno Genesio, trouvait que son retour chez les «Fennecs» ne pouvait être qu’une suite logique et une récompense pour tout ce qu’il a traversé et accompli.

Après sa grosse performance, samedi, en réception du RC Lens, le technicien français n’a pas manqué de saluer la partie livrée par Bentaleb qu’il a trouvé «à la fois puissant pour résister à la pression de ses adversaires, il a su trouver les bonnes ouvertures dans le dos du milieu, tout en récupérant des balles à la pelle (6 en plus de 3 interceptions). Il est sur la lancée de ses derniers matchs. Il a été très bon à Rennes et à Marseille aussi, également ce soir dans un rôle de sentinelle qui lui convient très bien. On avait identifié certains points au milieu de terrain et Nabil a appliqué à la lettre ce qu’on avait observé».

Il sait ce qu’il a à faire

Le poste de sentinelle chez El-Khadra pose toujours problème. Petkovic n’a actuellement pas le profil idéal pour ce rôle qui a vu les Bennacer, Abdelli, Zerrouki se succéder à la tâche sans avoir le même volume que montre Bentaleb depuis un moment. L’ancien pensionnaire de Tottenham Hotspurs attend juste que l’occasion se représente avec les « Verts » pour tenter d’ajouter une plus-value.

Est-ce qu’il en démord de ne pas être appelé et d’avoir été absent des trois dernières listes du chef de la barre technique algérienne ? Absolument pas. «J’espère faire partie de cette aventure. Je travaille dur tous les jours pour y parvenir. Maintenant, la décision revient au coach (Petkovic). Moi, la seule chose que je peux faire, c’est continuer de travailler, rester performant», a-t-il déclaré dans des propos relayés par le site le petitlillois.com.

L’expérience du rendez-vous et l’incertitude Bennacer

Avec 57 capes internationales et l’expérience du Mondial pour avoir disputé celui en 2014 sous les ordres de Vahid Halilhodzic, Bentaleb présente aussi un gage vécu important qui pourrait servir lors du tournoi planétaire l’été prochain. Il reste désormais à savoir si Petkovic passera l’éponge pour l’intérêt de l’Equipe nationale ?

Se passer d’un profil comme Bentaleb serait une sérieuse erreur de casting. Surtout quand on sait qu’Ismaël Bennacer ne présente pas les certitudes physiques censées l’aider à enchaîner des matchs de haut niveau. Sachant que Bentaleb est le seul gaucher du milieu présent sur les radars, le considérer comme une sérieuse solution sonnerait comme une logique implacable.

M.T.

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