18 juillet 2026
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Petkovic assume son mode opératoire

On connaît, depuis dimanche, la liste des joueurs qui représenteront l’Algérie à la Coupe du Monde 2026 (11 juin – 19 juillet). Vladimir Petkovic a mis à profit les délais fixés par la FIFA pour dégager son effectif constitué de 26 joueurs, comme le limite l’instance planétaire, en plus d’un gardien de but en réserve. Le sélectionneur de l’Algérie semblait persuadé d’avoir opté pour la bonne méthode et fait les bons choix.     

Par Mohamed Touileb

Le chef de la barre technique de l’EN le reconnaît. « Les choix n’ont pas été faciles ». En effet, certains contestent l’absence de joueurs comme Ilan Kebbal ou BaghdadBounedjah dont les qualités intrinsèques pouvaient leur valoir d’être de l’aventure. A ce sujet, le successeur a tenu à indiquer qu’« il ne s’agit pas seulement des qualités individuelles mais il faut de la compatibilité entre les joueurs et de l’équilibre avec le bon état d’esprit. Je pense aussi que le talent est important mais le plus important c’est l’attitude et la volonté d’être disponible, la volonté de sacrifice, l’envie de travailler pour l’équipe. »

Le secteur des gardiens en frein

Sur le temps qu’il a pris pour finaliser ses choix, le technicien de 62 ans a expliqué avoir « envoyé une liste élargie de 55 joueurs puis nous avons travaillé sur 35 joueurs avant d’arriver d’arriver à ces 26 joueurs. Cette fois, j’ai retardé la liste parce que j’attendais de voir les états de Zidane et Mastil qui reviennent de blessure. Je peux vous dire qu’ils sont en forme ! » En d’autres termes, le secteur des gardiens de but l’avait longtemps tracassé. Le fait que les portiers « majeurs » avaient des soucis physiques n’a pas facilité la prise de décision. En effet, il fallait composer avec l’opération pour soigner une double fracture (menton et mâchoire) pour Zidane et l’intervention chirurgicale pour remédier à une hernie inguinale de Mastil. Le staff s’est arrêté sur leur forme avant de trancher. Malgré cela, il y a des appréhensions qui persistent puisque Petkovic a décidé de prendre un quatrième dernier rempart, Abdellatif Ramdane (MC Alger) en l’occurrence, pour parer à toute urgence.

Pour revenir aux choix individuels, notamment celui de faire sans Bounedjah, Petkovic a justifié que « ce n’est pas une question contre Baghdad, qui est un très grand joueur et qui a beaucoup donné à la sélection durant sa carrière. Mon rôle est d’évaluer le joueur maintenant. Ce n’est pas contre Baghdad, mais pour les joueurs qui sont dans la liste. »

L’état d’esprit a prévalu

A vrai dire, la réponse à cette question a été donnée, en filigrane, par l’entraîneur en introduction de la conférence de presse avant son « il ne faut pas simplement évaluer les qualités individuelles, mais aussi la compatibilité entre les joueurs, l’équilibre dans le groupe et l’esprit qu’on doit amener sur et en dehors du terrain. » Cela vient étayer la version qui impute cette mise à l’écart à l’attitude de Bounedjah qui râle trop souvent contre les arbitres et n’hésitent pas à laisser trop transparaître ses émotions. En réfléchissant mûrement « lors des deux derniers mois », Petkovic en est arrivé à dégager cet effectif qu’il juge le plus adéquat pour la vie de groupe. Ainsi, il essaye de garantir la sérénité qui reste importante dans ce genre d’aventures. Est-ce que sa démarche est judicieuse ? Seul le parcours des camarades de Riyad Mahrez nous le dira.

M.T.

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