20 avril 2026

Le Raed n’a plus son destin entre les mains

Le nul concédé face à la JSMT sonne comme un coup d’arrêt brutal pour les ambitions du RC Kouba. Désormais relégué à cinq longueurs du podium, le club se retrouve dans une impasse mathématique. Le sprint final s’annonce périlleux pour des Koubéens condamnés à l’exploit tout en guettant un faux pas adverse.

Le paysage de la Ligue 2 s’est figé d’une manière inquiétante pour les supporters du Raed au soir de la dernière journée. Alors que la JSEB a déjà validé son billet pour l’élite, la bataille pour les places de barragistes fait rage, mais le RCK semble avoir perdu le contact avec le bon wagon. Avec seulement 50 points au compteur, le club se voit devancé par l’USMH et l’ASMO qui trônent à 55 unités. Ce retard de cinq points, à seulement trois étapes de la ligne d’arrivée, transforme la fin de saison en un véritable chemin de croix où la moindre erreur sera fatale. L’analyse du calendrier révèle la complexité de la tâche qui attend les hommes de Chérif Hadjar. Pour espérer un retournement de situation historique, le Raed doit impérativement entamer son opération rachat dès la prochaine réception de Tixéraine. Une victoire est le seul résultat possible pour maintenir un semblant de suspense avant le choc de l’avant-dernière journée. Ce déplacement à Oran pour affronter l’ASMO est déjà identifié comme le tournant majeur de cet exercice. C’est une finale avant l’heure, un « quitte ou double » où le RCK jouera son va-tout sur la pelouse d’un concurrent direct. Mais même une victoire en terre oranaise ne garantirait rien si les autres résultats ne plaident pas en faveur des Vert et Blanc. En parallèle, le regard des Koubéens sera braqué sur les performances de l’USMH. Les Harrachis disposent d’un avantage non négligeable avec deux rencontres à domicile sur trois. Recevoir l’ESMK et le WAM au stade du 1er-Novembre offre aux banlieusards une rampe de lancement idéale pour valider leur place sur le podium. Pour que Kouba reprenne espoir, il faudrait qu’Essafra trébuche lourdement, notamment lors de son périlleux voyage à Mascara. De son côté, la CR Témouchent, à égalité avec le RCK, reste également en embuscade, ajoutant une couche supplémentaire de pression sur les épaules koubéennes. La réalité du terrain est désormais celle d’un chasseur essoufflé. Le club ne contrôle plus sa trajectoire et se retrouve tributaire des défaillances de ses rivaux. Cette perte de souveraineté sur son propre sort est le sentiment le plus amer pour une équipe qui a tant lutté pour rester dans la course. Il ne s’agit plus seulement de tactique ou de forme physique, mais d’une attente anxieuse des nouvelles venant des autres stades. Le miracle Koubéen passera par un sans-faute héroïque et une dose massive de réussite extérieure.

M.A.

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