L’image forte de vendredi dernier reste gravée dans les mémoires, mais elle laisse aujourd’hui un goût de cendre. Avant que le bus ne s’élance vers Tiaret, des centaines de supporters s’étaient massés autour du véhicule au stade Benhaddad. Dans un élan de passion, ils avaient littéralement encerclé les joueurs pour un ultime moment de sensibilisation. Privés de tribune à l’extérieur depuis le début de la saison, les fans voulaient s’assurer que le groupe transporte avec lui toute l’énergie de Kouba. Ce n’était pas un simple au revoir, mais une mission de confiance confiée aux joueurs pour maintenir le rêve des play-offs en vie. Pourtant, cette mobilisation exceptionnelle n’a pas suffi à briser le signe indien. Le nul concédé samedi a transformé cette ferveur en une déception immense. Dans les rues du quartier, la résignation a pris le dessus sur l’espoir. Les supporters, qui avaient pourtant tout donné pour « booster » le moral des troupes avant le départ, font aujourd’hui le constat amer d’un retard de cinq points, impossible à combler. À trois journées de la fin, la lucidité l’emporte sur le cœur. Personne ne croit plus au miracle face au rythme imposé par l’USMH et l’ASMO. Ce rassemblement devant le bus, qui devait être le point de départ d’une épopée, est devenu, malgré lui, le symbole d’un rendez-vous manqué avec l’histoire.
M. A.
