La baisse de régime de Hocine Benayada suscite de nombreuses interrogations du côté du CR Belouizdad. Habituellement précieux par son activité sur le flanc droit et sa capacité à créer le danger, le latéral n’affiche plus le même rendement ces dernières semaines.
Un constat qui s’est particulièrement confirmé lors des deux demi-finales de Coupe de la CAF, où le joueur est complètement passé à côté. Meilleur passeur de son équipe cette saison, Benayada était jusque-là un élément clé du dispositif offensif du CRB. Sa qualité de centre et ses projections constantes faisaient de lui une arme redoutable. Mais récemment, son influence s’est nettement réduite. Moins percutant, moins précis et souvent en difficulté défensivement, il n’a pas réussi à peser sur le jeu comme à son habitude. Ce passage à vide intervient au pire moment pour le Chabab, engagé dans une phase décisive de sa saison. L’impact est direct : le couloir droit, autrefois point fort, peine désormais à apporter des solutions, ce qui se ressent dans les résultats et dans la fluidité du jeu offensif de l’équipe.
L’absence de doublure se fait sentir
L’une des principales explications à cette baisse de forme réside dans l’enchaînement infernal des rencontres et l’absence d’une véritable doublure à son poste. À 33 ans, Benayada ne dispose plus de la même endurance qu’auparavant, et le manque de rotation commence à peser lourdement. Contraint d’enchaîner les matchs sans réel temps de récupération, le latéral semble physiquement émoussé. Cette usure se traduit logiquement par une baisse de lucidité et d’efficacité sur le terrain. Le staff technique, faute d’alternative crédible, n’a pas eu d’autre choix que de continuer à s’appuyer sur lui, malgré des signes évidents de fatigue. Dans ce contexte, la gestion de son temps de jeu devient un enjeu crucial pour la fin de saison. Le CRB aura besoin de retrouver un Benayada en forme s’il veut atteindre ses objectifs. Reste à savoir si le joueur parviendra à retrouver son niveau au moment où son équipe en a le plus besoin.
M. L.
