Bien que le succès obtenu sur la pelouse de Zabana face à l’ASMO maintienne le Raed de Kouba en vie, ses chances de podium ne tiennent désormais plus qu’à un fil. Cherif Hadjar, tout en saluant la maturité de ses troupes, déplore les points gaspillés à domicile qui obligent aujourd’hui le club à espérer un improbable fauxpas de son concurrent direct, le CRT, lors de l’ultime journée.
Par Mehdi Allel
Le déplacement à Oran représentait un véritable test de caractère pour les Vert et Blanc. Face à une formation de l’ASMO toujours difficile à manier sur ses bases, les coéquipiers du capitaine Belalem ont rendu une copie propre, confirmant leur montée en puissance sous l’ère Hadjar. Le coach n’a d’ailleurs pas manqué de souligner la qualité de la prestation fournie par ses joueurs lors de cette joute : «Nous nous étions fixés comme mission de faire tomber l’ASMO chez elle. Malgré l’adversité, les joueurs ont relevé le défi avec un match plein de maturité, ce qui nous a permis de décrocher cette victoire par la plus petite des marges. Le RCK mérite bien mieux que cette 4e place en cette fin de saison». Cependant, la joie du succès reste suspendue aux résultats de la concurrence. La victoire du CRT à Tiaret complique sérieusement la donne, même si mathématiquement rien n’est encore scellé. Pour Hadjar, ce scénario laisse un goût d’inachevé tant le potentiel de son effectif semble supérieur au classement actuel : «C’est regrettable que ce résultat soit assombri par le succès du CRT à Tiaret. Au vu de notre prestation, finir à cette quatrième place est une déception, car ce groupe a prouvé qu’il valait beaucoup mieux». En analysant la trajectoire de l’équipe, le technicien pointe du doigt les défaillances passées, notamment l’incapacité à s’imposer avec régularité lors de la phase aller. Cette irrégularité a forcé le club à une course-poursuite exténuante. «Le RCK dispose d’un effectif de grande qualité qui avait largement les moyens de finir sur le podium. Malheureusement, nous avons gaspillé trop de points sur notre propre terrain, ce qui nous a forcés à courir après nos concurrents durant toute la phase retour», analyse-t-il avec lucidité. Le sentiment dominant reste celui d’un rendez-vous manqué avec le temps. Arrivé en cours de route pour stabiliser un navire qui tanguait, Cherif Hadjar estime que la donne aurait pu être différente avec une préparation plus longue. Son constat est sans appel : «Si j’ai un remords, c’est celui d’avoir pris les commandes de l’équipe aussi tard dans la saison». Désormais, l’heure est au combat final avant de dresser le bilan définitif. Le Raed clôturera son exercice à domicile avec l’obligation de s’imposer en attendant un miracle. «Nous allons maintenant tout faire pour offrir un dernier succès à nos supporters pour conclure ce championnat», promet Hadjar, qui laisse la porte ouverte quant à son avenir sur le banc koubéen.
M.A.
