Il avait tenté d’assurer que son altercation avec Himad Abdelli après le match du week-end dernier face à l’OCG Nice était une fabrication de la presse. Mais la mise à l’écart de l’Algérien par Habib Beye, coach de l’Olympique de Marseille, pour le match, marqué par une lourde défaite (3-0), contre le FC Nantes samedi, vient confirmer le malaise. Le technicien sénégalais, qui signe le plus mauvais départ pour un coach marseillais depuis 1984, a bel et bien menti.
Il avait laissé croire que le clash était une histoire montée de toutes pièces. En conférence d’avant-match jeudi, Beye avait déclaré que « sur le vestiaire, j’entends beaucoup de choses. Certains manquent de déontologie journalistique. Je n’ai jamais été dans des logiques de démentir ce qui a été écrit. Ça me revient et quand je vois certaines choses, c’est désolant. Quand vous n’avez pas l’information, il ne faut pas aller chercher à l’inventer. Ceux qui inventent ce type d’informations sur les fractures de vestiaire, sur le coach avec tel ou tel joueur, c’est très facile aujourd’hui de vérifier ce type d’informations, vous pouvez vous adresser directement au joueur ou l’entourage du joueur. »
Un dispositif à la dérive
En d’autres termes, l’échange véhément entre lui et Abdelli serait une invention des journalistes. Sauf que vendredi, l’Algérien n’était pas dans le groupe. Sachant qu’il n’était pas blessé, c’était forcément une mise à l’écart. Elle devait avoir une raison. Une raison assez grave. Et ça ne peut pas être autre chose que cette engueulade dans le vestiaire après le match contre les Niçois.
Est-ce que cette mesure disciplinaire a remis de l’ordre pour autant ? Absolument pas. En effet, les Phocéens se sont lourdement écroulés chez les Nantais, qui jouent pour leur survie, en s’inclinant 3 buts à 0. Et il n’y avait pas Abdelli pour lui reprocher d’avoir manqué d’impact ou donné des ballons aux Canaris.
L’OM était complètement à la dérive alors que Beye avait assuré jeudi que « quand je vois ce qui est construit autour de ma personne, je ne suis pas surpris. Je suis très bien avec mes joueurs. Je discute tous les jours avec eux et c’est à nous de le montrer samedi sur le terrain ». Le résultat des courses on l’a vu. Un cinglant 3 buts à 0 sans la prétendue “pomme pourrie”. Comme quoi, ce n’est pas la faute à Abdelli.
M.T.
