Personne ne peut nier les bonnes performances fournies par les Rouges depuis le mois d’avril et notamment lors des derniers matchs décisifs, maisil n’en demeure pas moins que certaines lacunes persistent et méritent une attention particulière. Les buts encaissés sur balles arrêtées en est l’illustration parfaite. Un détail en apparence anodin, mais qui devient problématique au fil des matchs, ce qui soulève des interrogations quant à la concentration défensive et au marquage dans les phases arrêtées. Le constat est clair : ce souci est récurrent. Déjà face à Maniema Union lors du quart de finale aller de la Coupe de la CAF, puis contre la JS Kabylie en championnat, l’OC Safi en demi-finale retour de la compétition africaine, ou encore le CA Batna et dernièrement le CR Belouizdad en Coupe d’Algérie, les Usmistes ont montré des signes de fragilité sur ces situations. Une répétition qui ne doit rien au hasard et qui appelle des ajustements rapides.Dans les matchs à élimination directe, et plus encore à l’échelle continentale, ce type d’erreur peut coûter très cher. La finale de la Coupe de la CAF approche à grands pas, avec un adversaire de taille en perspective, le Zamalek. À ce niveau, chaque détail compte, et la moindre approximation défensive peut faire basculer une rencontre. Lamine N’Diaye en est parfaitement conscient. Le coach devra ainsi axer une partie de son travail sur la rigueur défensive lors des coups de pied arrêtés. Que ce soit dans le placement, la communication ou l’agressivité dans les duels, des ajustements s’imposent pour éviter de revivre les mêmes scénarios. Si l’USMA veut poursuivre sur sa lancée et ajouter un sacre continental à son palmarès, elle devra gommer ces imperfections. Car si la maîtrise collective est bien présente, la quête de l’excellence passe aussi par la capacité à corriger ses moindres failles.
M. M.
