10 mai 2026

Chronique d’un immense gâchis et l’appel au renouveau

 La saison 2025-2026 s’achève sur une note amère pour le NA Hussein-Dey. Alors que les ambitions initiales pointaient vers les sommets, le club se contente d’une modeste sixième place au classement final de la Ligue 2. Un résultat qui sonne comme un échec cuisant pour une institution qui visait ouvertement le retour parmi l’élite.

En début d’exercice, le discours de la direction était pourtant clair : l’accession directe était l’objectif prioritaire. A défaut, le podium restait le filet de sécurité indispensable pour décrocher un ticket pour les play-offs et tenter de saisir ce troisième billet tant convoité pour l’accession. Aujourd’hui, le constat est sans appel : le NAHD a échoué à franchir ces deux paliers, terminant loin des prévisions et des espérances de ses fidèles supporters.

Les racines d’un naufrage

Comment un club de cette stature a-t-il pu rater son rendez-vous avec l’histoire ? Les causes sont multiples, mais toutes convergent vers une gestion défaillante. L’instabilité chronique au niveau du staff technique, avec des changements fréquents qui ont empêché toute continuité tactique, a été le premier frein.

Mais c’est surtout en dehors du terrain que le bât a blessé. Les problèmes administratifs persistants ont pollué le quotidien du club, menant à une gestion désastreuse du vestiaire. La crise financière a fini par briser la cohésion du groupe, les joueurs ayant eu recours à plusieurs mouvements de grève pour réclamer leurs salaires. Ces épisodes de tensions ont inévitablement déteint sur les performances sportives, transformant une équipe ambitieuse en un collectif miné par le doute et les revendications.

L’exigence d’un nouveau souffle

A Hussein-Dey, la colère a laissé place à une exigence de changement radical. Pour le public des Sang et Or, le statu quo n’est plus une option. L’heure est au bilan, mais surtout à l’action. La priorité absolue est désormais l’élection d’un nouveau président capable de stabiliser le navire et de restaurer la crédibilité du club.

Dans les travées du stade et les cercles de supporters, un nom revient avec insistance : Meziane Ighil. Figure emblématique et respectée, il apparaît pour beaucoup comme l’homme de la situation, le seul capable de rassembler et de préparer la saison prochaine dans des conditions optimales.

Le NAHD est à la croisée des chemins. Pour éviter de revivre les errances de cette saison, le club doit impérativement assainir ses finances et sa gouvernance. La sixième place de cette année doit servir de leçon : sans stabilité administrative et respect des engagements envers les joueurs, le talent seul ne suffit pas à retrouver les sommets.

O. Y.

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