21 mai 2026

Yacine Hanied a-t-il fait marche arrière !?

Au NA Hussein Dey, le temps semble s’être arrêté, mais pas les aiguilles de la montre qui rapprochent inexorablement le club du gouffre. Alors que la situation exige une feuille de route claire, des décisions fortes et un sursaut d’orgueil institutionnel, le Nasria s’enfonce dans un attentisme dont les conséquences pourraient être très lourdes. Entre promesses non tenues, flou réglementaire et calculs de coulisses, Hussein Dey assiste impuissant à une parodie de gouvernance où l’intérêt supérieur du club semble avoir été relégué au second plan.

Par Omar Yahiaoui

Au cœur de cette paralysie, un homme focalise toutes les attentions : le président Yacine Hanied. Lors de la dernière Assemblée Générale Ordinaire (AGO), ce dernier avait pourtant été on ne peut plus clair en annonçant publiquement sa décision de quitter le navire. Une annonce qui, à l’époque, sonnait comme un acte de lucidité face à la crise. Mais les promesses d’un soir de bilan s’évaporent vite dans le football algérien. Aujourd’hui, d’insistantes rumeurs circulent avec force dans les fiefs d’Hussein-Dey : le président Hanied se serait rétracté. Pire, il songerait sérieusement à s’accrocher à son poste et à rempiler. En un mot, le monsieur a fait marche arrière.

Ce retournement de situation est d’autant plus flagrant que la fameuse conférence de presse, promise pour officialiser solennellement cette démission, a tout simplement disparu des radars. Après avoir été reporté une première fois sous des prétextes fallacieux, ce rendez-vous avec les médias n’a plus aucune date de programmation. Ce silence radio n’est pas une simple maladresse de communication ; il s’apparente à un choix délibéré de laisser le club dans le flou le plus total.

Le mépris des règles : Comment démissionner dans les normes

Pourtant, la gestion d’un club de football, même en crise, répond à des textes réglementaires précis. On ne démissionne pas d’un club de l’envergure du NAHD par un simple communiqué laconique ou une confidence de salon.

Réglementairement, la procédure est stricte et transparente, il doit y avoir une convocation d’une Assemblée Générale Extraordinaire (AGEx) où le président doit réunir les membres de l’AG pour acter officiellement son départ.

Suivra ensuite une installation des commissions de candidature et d’une commission de recours.

C’est ce mécanisme légal qui permet d’ouvrir le champ à des investisseurs ou des enfants du club désireux de prendre la relève et de présenter un projet sérieux. En esquivant cette procédure et en refusant de fixer la date de l’AGEx, la direction actuelle bloque volontairement toute transition démocratique et salvatrice.

Une manœuvre pour garder le contrôle ?

Face à ce statu quo, la question mérite d’être posée sans complaisance : s’agit-il d’une énième manœuvre de la part des dirigeants actuels et de leurs soutiens de l’ombre ? Tout porte à croire que ce surplace est orchestré pour gagner du temps et maintenir des privilèges ou des positions de pouvoir au sein de la structure du club.

En jouant la montre, cette direction décourage les repreneurs potentiels et étouffe toute velléité de changement. C’est la politique de la terre brûlée : « Après moi, le déluge. » Sauf que le déluge, le NAHD le subit déjà, et cette volonté de s’accrocher au pouvoir malgré un bilan sportif et financier catastrophique s’apparente à un manque de respect flagrant envers l’histoire du Nasria.

O. Y.

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