Le RC Kouba a bouclé sa saison de Ligue 2 avec un bilan exceptionnel loin de ses bases, s’affirmant comme l’armada la plus redoutable du championnat à l’extérieur. Cette solidité à toute épreuve constitue la fondation idéale pour bâtir le futur projet sportif et arracher enfin l’accession.
Le rideau est tombé sur l’exercice footballistique avec d’immenses regrets pour le public vert et blanc, mais l’heure est désormais à l’analyse clinique des forces qui ont porté l’équipe tout au long de l’année. En se plongeant dans les statistiques globales, un constat s’impose avec force. Le Raed a affiché un visage de patron à l’extérieur, glanant pas moins de 27 points sur les 59 engrangés au total. Presque la moitié du capital final a été récoltée sur les pelouses adverses, ce qui relève d’une performance remarquable dans un championnat de seconde division traditionnellement réputé pour son hostilité et la complexité de ses déplacements. Les hommes de Hadjar ont su développer un bloc compact et un réalisme froid pour dicter leur loi à l’extérieur. La liste des victimes du Kouba itinérant témoigne de cette hégémonie géographique. Le Raed a fait le plein absolu en ramenant trois unités de ses voyages à Saïda face au MCS, mais aussi contre le RCA, le WAT, la JS Tixeraïne, le GCM, l’USBD et le NAHD. Même lors du choc face à l’ASMO, les Koubéens ont su imposer leur supériorité pour empocher la totalité des points mis en jeu. Rares sont les équipes qui ont réussi à résister à cette force de frappe, à l’image de l’ESMK, de la JSEB et de la JSMT qui ont dû se contenter d’un partage des points sur leurs propres terres. Cette capacité à voyager en première classe démontre que le groupe possédait le caractère et l’autorité nécessaires pour surmonter la pression des galeries adverses. C’est cette identité de gagneur hors de Benhaddad que la direction doit impérativement préserver pour la saison prochaine. En corrigeant les quelques scories enregistrées à domicile, le club tiendra sa formule magique pour survoler les débats. Cette efficacité à l’extérieur montre que les bases tactiques et mentales sont déjà bien en place au sein du vestiaire. L’état-major du club doit utiliser ce capital de confiance comme un tremplin pour le prochain exercice afin de transformer ces vertus de voyageur en un passeport direct pour l’élite.
M.A.
