À Kouba, la déception était palpable hier. Malgré une trêve de quinze jours avant le déplacement à Adrar, les réserves concernant le stade Mohamed-Benhaddad n’ont pas été levées. Seule la nouvelle tribune reste homologuée, empêchant les Koubéens de remplir les gradins comme ils l’espéraient pour pousser leur équipe.
Par Mehdi Allel
Les supporters du RCK pensaient enfin pouvoir renouer avec une ambiance digne de Benhaddad, mais la réalité les a vite rattrapés. Avant le déplacement à Adrar, le club avait bénéficié d’une trêve de quinze jours, censée permettre de régler les détails techniques exigés par la commission d’homologation. Pourtant, à la veille du match d’hier, aucune avancée concrète n’a été constatée. Seules les portes de la nouvelle tribune ont été ouvertes, comme lors de la précédente rencontre à domicile face à l’USBD. Les autres tribunes, toujours sous réserve, restent interdites d’accès au public. Une situation qui attriste les fidèles du RCK, eux qui attendaient ce match à domicile pour vibrer ensemble et recréer cette atmosphère bouillante propre à Kouba. Le club, de son côté, ne cache pas son agacement. Tout le monde croyait que le temps de la trêve serait suffisant pour achever les derniers ajustements, mais les travaux n’ont pas avancé comme prévu. Quelques jours seulement après le retour d’Adrar, les Koubéens ont dû se contenter d’un stade à moitié vide, loin de l’image d’un Benhaddad plein et bruyant. Sur le terrain, les joueurs ont tenté de faire abstraction, mais l’absence du public dans les autres tribunes s’est clairement fait ressentir. À Kouba, le soutien des fans est une force, une identité. Et tant que Benhaddad ne sera pas entièrement homologué, cette ferveur restera amputée. Les supporters espèrent que ce contretemps sera le dernier et que le prochain rendez-vous à Benhaddad se jouera à guichets fermés. Tous attendent le retour de ce stade mythique dans sa pleine dimension, symbole de la passion koubéenne et pilier de l’histoire du Raed.
M. A.
