Le NA Hussein-Dey s’apprête à vivre un tournant historique dans son histoire contemporaine. Face au vide institutionnel laissé par la démission du président Hanied, la grande famille du Nasria refuse de regarder le club sombrer. Une réunion de la plus haute importance est programmée pour la semaine prochaine, juste après les célébrations de l’Aïd, avec un objectif clair : concevoir un plan de sauvetage d’urgence, amorcer la reconstruction et, surtout, sceller la succession à la tête de l’équipe.
Par Omar Yahiaoui
Ce conclave ne sera pas une simple entrevue de courtoisie, mais un véritable sommet de crise regroupant les forces vives, les anciennes gloires et les figures décisionnelles qui ont fait les beaux jours du club.
Pour l’occasion, le gotha du football husseindéen est attendu. Des personnalités influentes et respectées telles que Meziane Ighil, Nour Benzekri, Abdelkrim Bira, Mahmoud Guenoun et Abdeslam Zemmouri préparent ce rendez-vous crucial. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de mettre à profit l’expérience, le vécu et le réseau de ces figures emblématiques pour tracer les contours d’une nouvelle gouvernance. Dans l’esprit de la majorité des amoureux du NAHD, un nom se détache de manière unanime pour prendre les rênes et assurer la relève : celui de Meziane Ighil. Son immense expérience managériale et technique ainsi que sa connaissance parfaite des rouages du football national en font le candidat idéal pour redresser une situation sportive et administrative devenue alarmante.
Il refuse de se jeter dans l’inconnu
Cependant, le principal intéressé refuse de se jeter dans l’inconnu les yeux fermés. Lors des précédents échanges, Meziane Ighil s’est montré d’une clarté absolue quant à ses conditions d’engagement. Tout en se disant profondément touché par les appels incessants du public et des sages du club, il a fermement rappelé qu’il ne postulerait pas au poste de président sans l’obtention de garanties concrètes. Conscient de la réalité du terrain, Ighil sait pertinemment qu’il ne pourra accomplir de miracle sans le nerf de la guerre. Pour lui, accepter la mission sans un soutien populaire indéfectible et, surtout, sans une assise financière solide serait un suicide sportif. Il exige des engagements fermes et un business plan viable avant d’apposer sa signature au bas du contrat de sauvetage.
C’est précisément là que réside tout l’enjeu du sommet de la semaine prochaine. Les participants devront activer leurs réseaux et tirer parti de leur influence respective pour débloquer des sources de financement immédiates et pérennes. Il sera question de frapper aux portes des investisseurs, de convaincre des sponsors et de structurer un environnement financier capable de rassurer Ighil et de lui donner les moyens de ses ambitions. Le NAHD n’a plus le temps de tergiverser, et cette réunion post-Aïd s’annonce d’ores et déjà comme celle de la vérité pour l’avenir des Sang et Or.
O. Y.
