Les amoureux du NAHD veulent transformer l’émotion en action. La récente fête commémorative en l’honneur d’Amar Boudissa, le formateur historique du club, ne doit pas rester un simple moment de nostalgie. Pour de nombreux fans, cet hommage doit servir de déclic et de base solide pour un nouveau départ. L’union sacrée est désormais réclamée pour installer une nouvelle direction compétente, capable de redresser la barre et de ramener le Nasria en Ligue 1 Mobilis. Saluer le passé, c’est bien, mais aller de l’avant est une urgence. C’est d’ailleurs le vœu le plus cher de Boudissa lui-même : voir enfin son club de cœur reprendre des couleurs et sa vraie place.
Le stade Zioui a grondé, Hanied dans le viseur
L’enthousiasme était à son comble, mais la colère flottait aussi dans l’air. Ils étaient près de 2 000 supporters fervents à s’être massés dans les travées du stade Zioui. Si leur présence massive visait à honorer dignement la figure emblématique de Boudissa, le message politique, lui, était clair et direct. Les fans ont profité de cette tribune pour exiger le lancement immédiat du chantier de reconstruction. Pour le public, il faut rebâtir le NAHD sur les ruines laissées par l’actuelle direction du président Hanied. Après deux saisons jugées catastrophiques, ce dernier n’a jamais réussi à redonner au club le standing et le prestige qu’il mérite.
Priorité aux jeunes et au vivier local !
C’est le grand chantier qui attend le NAHD : la reconstruction totale des catégories jeunes. Après une saison qualifiée de désastreuse par la majorité des observateurs, la politique de recrutement de la direction actuelle fait polémique. Dans les discussions, une question revient en boucle : pourquoi être allé chercher des joueurs à l’extérieur alors que les fiefs historiques du club débordent de pépites ? Des quartiers comme Hussein-Dey, La Glacière, La Montagne ou Leveilley regorgent de talents bruts qui ne demandent qu’à être encadrés et valorisés. Le Nasria doit d’urgence retrouver son ADN de club formateur.
O. Y.
