22 juin 2026

Des promesses sans actes, le double jeu de Hanied

Le temps passe, les concurrents s’activent en coulisses, et le NA Hussein-Dey, monument en péril de la Ligue 2, continue de s’enfoncer dans une inertie administrative des plus préoccupantes. Alors que la saison estivale bat son plein et que le marché des transferts commence déjà à s’affoler, le Nasria est toujours suspendu à la tenue d’une Assemblée générale extraordinaire, sans cesse reportée, pour élire le successeur de Yacine Hanied à la tête du club amateur (CSA). Une situation de blocage qui suscite de vives interrogations et pousse les supporters, à bout de patience, à crier leur colère.

Par Omar Yahiaoui

Au centre de toutes les critiques, le président sortant Yacine Hanied cristallise les tensions. Certes, le dirigeant a fait preuve, sur le papier, d’une certaine bonne volonté lors de ses dernières sorties médiatiques. Il a répété à qui veut l’entendre qu’il ne souhaitait pas rempiler pour un nouveau mandat, se disant pleinement disposé à céder son poste et à passer le flambeau à une nouvelle équipe dirigeante. Sauf qu’entre les paroles et les actes, le fossé reste immense. Pour l’heure, Hanied n’a entrepris aucune démarche concrète pour matérialiser son départ, laissant le club dans un flou juridique et managérial total.

Que veut réellement Yacine Hanied ? C’est la question brûlante qui taraude la famille des Sang et Or. Pourquoi ce statu quo alors que le club traverse l’une des zones de turbulences les plus critiques de son histoire moderne ? Ce manque d’empressement commence à alimenter les plus folles rumeurs dans les fiefs d’Hussein-Dey, tandis que le retard accumulé sur le plan sportif devient d’ores et déjà abyssal.

L’excuse du volley-ball est tombée, les supporters exigent l’AG

Pourtant, Yacine Hanied avait brandi un calendrier précis lors de sa toute dernière conférence de presse pour justifier ce timing. Le président du CSA avait alors affirmé que la convocation de l’AG extraordinaire se ferait immédiatement après la clôture du tournoi des play-offs de la section volley-ball du NAHD. Coïncidence du calendrier : cette compétition a rendu son verdict final hier. Désormais, l’arbre de la section volley ne peut plus cacher la forêt de la crise du football. Pour les amoureux du club, la dernière ligne de défense de la direction sortante vient de tomber. Les supporters attendent de pied ferme la clarification immédiate de la situation du club amateur. Ils exigent la tenue de cette Assemblée générale dans les plus brefs délais, estimant que chaque jour perdu est un clou supplémentaire enfoncé dans les ambitions du club pour la saison 2026-2027.

Un retard criant sur le marché des transferts

L’urgence est d’autant plus signalée que la concurrence n’attend pas. Pendant que le NAHD se cherche un patron, plusieurs écuries de la Ligue 2 ont déjà lancé les grandes manœuvres en coulisses. Certains clubs structurés s’activent activement sur le marché des transferts, sécurisant la signature de joueurs ciblés et blindant les contrats de leurs propres cadres pour éviter de se faire dépouiller.

A Hussein-Dey, c’est l’effet inverse qui se produit : le flou administratif paralyse toute velléité de recrutement et fait fuir les forces vives de l’équipe, à l’image du coach Aziz Abbas, annoncé avec insistance sur le départ. Il devient impératif d’introniser une nouvelle équipe dirigeante pour lui donner le précieux temps de jeu institutionnel nécessaire : dessiner une feuille de route, installer un staff technique stable, convaincre les cadres de rester et entamer une préparation digne de ce nom. Si rien n’est fait dans les quarante-huit heures, le Nasria s’expose à un départ catastrophique pour le prochain exercice, que l’on pourrait regretter amèrement.

O. Y.

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