13 août 2026
CAN / EN

1/2 finale/Algérie – Malawi : La cerise est là, mais les Vertes veulent le gâteau

L’équipe nationale dames est devant une véritable opportunité pour disputer la première finale de son histoire en CAN féminine. Pour l’édition 2026 du tournoi qui se tient actuellement au Maroc (25 juillet – 16 août), les Verts ont déjà assuré l’essentiel, à savoir valider un strapontin en Coupe du monde 2027 au Brésil. Mais le parcours ne doit pas s’arrêter là pour autant car Marine Dafeur et ses coéquipières ont l’occasion de marquer encore plus les esprits et confirmer leur belle évolution si elles parviennent à écarter le Malawi et accrocher la dernière étape.

Par Mohamed Touileb

Farid Benstiti se montre lucide. Le coach de notre sélection garde la tête sur les épaules et a fait une déclaration qui montre que la CAN 2026 n’est pas juste un transit vers le Mondial 2027, à ses yeux.

Evolution étudiée, ambition légitime

Après avoir battu et éliminé la Côte d’Ivoire lors du tour précédent, le technicien a déclaré : «On parle de qualification d’abord pour les demi-finales de la CAN. En ligne de mire, on avait aussi cette qualification pour la Coupe du monde, mais elle reste quand même la cerise sur le gâteau».

Désormais, il faudra essayer de bien se servir du gâteau en assurant la présence lors du banquet final. Ce qui sera inédit pour les Algériennes qui ont su progresser ces 3 dernières années pour atteindre un niveau qui leur a permis d’aller loin dans la compétition continentale.

D’ailleurs, Benstiti retrace l’évolution de son groupe et la manière dont il a construit cette sélection qui montre un équilibre dans les différents compartiments. «La progression ne s’est pas faite seulement en termes techniques, mais aussi dans le calendrier, la planification et le projet de jeu. On est parti d’une base défensive très solide, un milieu très consistant, une gardienne de but solide et, doucement, on a atteint les attaquantes, où on est devenu performant.»

Les « Scorchers » sont redoutables mais pas imbattables

Les chiffres confirment cela avec une arrière-garde assez hermétique en phase finale avec 2 buts encaissés (0 en 2024 et 2 en 2026) en 8 confrontations contre 7 réalisations, dont 6 rien que lors de la séquence en cours. L’EN va plus de l’avant pour scorer et c’est un peu normal qu’elle s’expose défensivement et concède.

Ce soir, elles affronteront les Malawites qui ont frappé par 9 fois lors de l’édition en cours et ont marqué à chacune de leurs quatre sorties. Il ne faudra donc pas prendre l’adversité à la légère même si les « Scorchers » n’ont pas les faveurs des pronostics depuis l’entame de ce challenge et qu’elles ont réalisé une sacré surprise en atteignant ce stade. Et quand on sait qu’elles ont battu les Nigérianes, tenantes du titre, et les Ghanéennes, demi-finalistes en 2024, la méfiance est recommandée sans toutefois se sous-estimer car Inès Belloumou et ses compatriotes ont montré assez de qualités, mentales et techniques notamment, pour parvenir à figurer dans le dernier carré.

M.T.

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